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Le plus illustre souverain musulman du Moyen-âge

Le désastre des Ayyubides dans la plaine d'Ascalon
Desastre Ayyoubides Baudouin IV le lépreux ne perdait point de vue l'Egypte. Il voulait créer un État franc, prolongement naturel du royaume de Jérusalem, dans cette féconde vallée du Nil, source de moissons et de revenus. Un grand féodal, Philippe, comte des Flandres, récemment arrivé en Terre Sainte avec un important contingent de chevaliers, avait su ranimer le zèle guerrier de l'entourage du roi en faisant briller à ses yeux la magnificence des bazars du Caire mais, malheureusement ce prince distributeur de principautés à conquérir, s'il voulait bien se battre avec les siens contre les musulmans, y mettait des conditions draconiennes. Il avait de l'ambition, certes, mais il désirait surtout guerroyer pour son profit. Baudouin IV ne s'illusionna guère sur le zèle du personnage. L'empereur de Byzance lui avait promis son appui. Il lui manda donc de lui envoyer une ambassade afin de se mettre définitivement d'accord sur le partage et la jouissance de la vallée du Nil, avant d'en entreprendre la conquête. Manuel Comnène délégua des représentants à Jérusalem, suivis par une forte escadre chargée de troupes et de matériel de guerre qui vint jeter l'ancré devant Saint-Jean-d'Acre. De ce côté, les espoirs du roi de Jérusalem furent aussi déçus car les négociations n'aboutirent à aucun résultat. Certes, de part et d'autre, on montrait de la bonne volonté, mais personne ne voulait prendre l'initiative des marchandages rituels de toute politique d'annexion et de partage. D'épineuses questions de pouvoirs et de zones d'influence ne contribuèrent pas à assouplir les conversations et, comme toujours, les responsables de la politique chrétienne dans le Proche-Orient ne purent se mettre d'accord sur les possibilités d'une action commune souhaitée du bout des lèvres par des négociateurs dont les véritables intentions demeuraient secrètes. En fin de compte, les Grecs de Manuel Comnène quittèrent Jérusalem et leur magnifique armada reprit le chemin de Byzance. Quant au bouillant comte des Flandres, pourfendeur éventuel de musulmans et sabreur de haute classe, il déclara tout net au roi de Jérusalem qu'il craignait pour ses compagnons d'armes les débordements du Nil, les ardeurs du soleil, le manque de viandes. « Il pensa, écrit savoureusement Guillaume de Tyr, faire péché et mal en conduisant ses hommes en des terres où ils pussent mourir de faim. » Les conséquences de cette mésentente entre les chrétiens, mésentente qui met clairement en relief l'extrême faiblesse du pouvoir royal, devaient avoir des suites tragiques.

Le comte des Flandres se dédommagea en allant, avec une centaine de Templiers et deux mille sergents d'armes, razzier les plaines fertiles du Nord de la Syrie. En apprenant cette fâcheuse et nouvelle incursion des Francs en territoire musulman, Saladin quitta Le Caire et, en novembre 1177, il arriva en Palestine. Baudouin IV, rassemblant en hâte les cinq cents cavaliers qui lui restaient pour défendre son royaume, accourut à Ascalon, « la fiancée de la Syrie », pour barrer la route à l'envahisseur et il s'y enferma, attendant les secours d'Odon de Saint-Amant et de ses Templiers, et ceux de Renaud de Châtillon, prince d'Antioche, fameux dans les annales des Croisades pour son ardeur batailleuse et son manque de scrupules, magnifique aventurier haut en couleurs que seize ans de captivité dans les prisons d'Alep avaient rendu plus impétueux encore. Fils du seigneur de Gien, les yeux brûlant de convoitise, il était arrivé en Syrie trente ans auparavant, à la suite du roi Louis VII lors de la Deuxième Croisade. Nommé prince d'Antioche pour son énergie, son courage et ses rapines, il avait fait de son fief une redoutable avancée chrétienne en terre d'Islam et porté très haut la réputation des Francs. Non content de pourfendre les Infidèles à longueur de journée et d'entasser des trésors dans ses forteresses, il avait envahi Chypre dont le légitime souverain était l'empereur de Byzance; ce dernier, outré par les méfaits du condottiere, avait menacé de déclarer la guerre au roi de Jérusalem si Chypre ne lui était point rendue. Tel était ce chevalier sans peur et sans conscience qui devait conduire le royaume latin aux pires aventures et qui porte devant l'Histoire de terribles responsabilités, malgré ses exploits restés fameux dans la littérature médiévale.

Saladin commit la faute de dédaigner la petite garnison du roi de Jérusalem enfermée dans Ascalon. Il aurait pu s'en emparer sans coup férir après un siège de quelques jours car elle ne possédait aucune réserve de vivres. Il préféra lâcher ses troupes à travers les plaines voisines, incendier Ramla, assiéger Lydda, se promener le long de la côte jusqu'à Arsûf. Il ne rencontra pas un seul chrétien sur sa route. Le pays semblait désert, abandonné. Les mameluks de Saladin répandaient impunément la terreur dans d'humbles bourgades habitées par de paisibles familles de cultivateurs. Ils pillaient, incendiaient, tuaient sur leur chemin. La panique régnait dans la cité de David dont les habitants, s'attendant d'une heure à l'autre à voir paraître les premiers éléments de l'avant-garde ennemie, commençaient à évacuer la ville basse et à se réfugier dans les tours. Et l'infortuné roi Baudouin pouvait voir, du haut des murailles d'Ascalon, par les nuits claires, flamber les villages de ses sujets les uns après les autres. Il dut conseil avec ses chevaliers et il leur démontra qu'ils ne pouvaient pas assister ainsi à la destruction du royaume, mais qu'ils devaient tenter l'impossible contre Saladin.

« Notre ennemi, leur dit-il, ne se garde pas. Il a dispersé ses forces. Il n'a, auprès de lui, que ses mameluks et quelques troupes légères. Si nous réussissions à le surprendre, nous pourrions le vaincre. Il nous serait ensuite facile d'exterminer l'un après l'autre les groupes qui ravagent nos campagnes. D'ailleurs, si nous n'avions pas l'avantage du nombre et des circonstances, il serait préférable de mourir que de régner sur un pays réduit en cendres sous nos yeux. »

Ainsi cet adolescent lépreux était le seul à ne pas perdre la tête en des heures tragiques, alors que son royaume s'en allait en fumée. Cet enfant, presque incapable de se traîner, rappela aux siens leurs devoirs, s'assura une gloire éternelle dans la plus grande des batailles que gagnèrent les Francs avec une poignée d'hommes.

Saladin et sa garde de mameluks arrivèrent le 25 novembre à Tell Gézer, à cinq milles au sud-est de Ramla, traînant à sa suite des caravanes de prisonniers lorsque, stupéfaits, ils virent surgir devant eux cette troupe de chrétiens qu'ils avaient méprisés à Ascalon. Baudouin, les yeux fiévreux, porté en litière, en avait pris le commandement. Odon de Saint-Amant l'accompagnait avec quatre-vingts frères en armes. Renaud de Châtillon, à lui seul, valait une compagnie de sergents. Saladin dépêcha aussitôt des cavaliers chargés de rassembler ses escadrons épars et battit prudemment en retraite, harcelé et finalement contraint d'accepter le combat aux environs de Wâdi al Dahr, où il essayait de s'engager dans le lit encaissé de l'oued. Assaillis furieusement, ses mameluks lâchèrent pied et furent en partie massacrés par le roi de Jérusalem se taillant un chemin parmi eux avec ses trois cents valeureux chevaliers. « Jamais Roland ni Olivier ne firent tant d'armes à Roncevaux que n'en fit Baudouin à Ramla en ce jour avec l'aide de Dieu et de monseigneur saint Georges qui fut en la bataille », écrivit Guillaume de Tyr. Renaud de Châtillon se battit comme un démon et son héroïsme surpassa tous les autres. Il se vengeait des privations subies dans les noirs cachots d'Alep en faisant voler joyeusement les têtes autour de lui et le chroniqueur Ernoul ne tarit point d'éloges sur ses prouesses, dignes d'une épopée. Le sang coula « à grandes rigoles parmi les champs. » Pour comble d'infortune le vent se leva, soulevant des nuages de sable. L'urticante et soudaine poussière aveugla les combattants, précipitant la débâcle des mameluks tandis que les chrétiens, dans l'ivresse légitime de leur triomphe, voyaient grandir au-dessus du champ de bataille la vraie croix, que portait l'évêque de Bethléem, et saint Georges guider leurs pas vers la victoire. Cette hallucination collective acheva la défaite de Saladin abandonné par ses soldats. Sa vie fut même un instant en grand danger car quelques chevaliers du roi lépreux, dans un galop irrésistible, parvinrent presque jusqu'à lui. « J'ai vu ce jour-là, devait-il raconter par la suite, un cavalier ennemi venir vers moi. La pointe de sa lance était dirigée contre ma poitrine. Il était suivi par deux autres cavaliers qui me visaient comme lui. J'allais être immanquablement percé par leurs fers lorsque trois de mes officiers se précipitèrent sur ces cavaliers et réussirent à les désarmer. Sans leur présence d'esprit je serais mort ce jour-là. » Les Chrétiens firent chèrement payer aux Infidèles leurs pillages et leurs incendies de la veille. « Ils tuèrent toute la journée, écrit Michel le Syrien, et les eaux de l'oued roulèrent des flots de sang » Ceux qui eurent la chance de fuir ce lieu d'épouvante abandonnèrent leurs armes, leurs provisions, afin d'alléger leur monture. Saladin gagna les solitudes brûlantes de la péninsule du Sinaï avec une centaine de compagnons. C'est tout ce qui lui restait de son armée qui venait de faire trembler Jérusalem. La plus grande partie de ses magnifiques mameluks étaient morts près de Wâdi al Dahr; les autres s'égarèrent dans les montagnes du massif judéen. Et Saladin, sans guides, sans vivres, sans fourrages, s'enfonça dans les sables transformés en marécages par des pluies diluviennes qui durèrent dix jours et dix nuits. Ses chevaux succombèrent l'un après l'autre et c'est à pied que lui et les siens poursuivirent leur marche, exténués, affamés et misérables. Ils s'égarèrent, suivirent une mauvaise piste et faillirent tomber entre les mains des Francs battant le pays à la recherche des fuyards. « Tous ceux, raconte Abû Shâma, qui ne furent pas massacrés au cours de cette retraite, qui fut une véritable déroute à travers les solitudes qu'il fallait traverser, sans guide et sans eau, périrent dans les déserts. » Pour comble d'infortune, les Bédouins pillards, attendant comme des vautours, selon leur habitude, l'issue des combats pour curer jusqu'aux os les vaincus, envahirent la région de telle sorte que ceux qui avaient réussi à échapper aux Francs, aux tortures de la soif, aux maléfices du désert, finirent par être égorgés par ces nomades malfaisants. Ainsi traqué, supportant des privations dont tant des siens étaient morts, pleurant la perte d'Aïssa le Juriste, de son brillant état-major d'émirs tués ou faits prisonniers, de ses troupes d'élite, Saladin, épuisé, arriva enfin au Caire le 8 décembre 1177. Il était temps. Les tenaces partisans des Fatimides, croyant bien qu'il était mort, se partageaient déjà ses dépouilles.

Cette bataille d'Ascalon, nommée bataille de Ramla par les auteurs arabes, est l'une des plus grandes victoires gagnée par les Francs en Terre Sainte. Si, à ce moment, le roi de Jérusalem — un prince français de dix-sept ans — avait eu seulement mille hommes de plus, — précisément ceux du comte Philippe de Flandres qui s'amusaient à la petite guerre du côté de Hama — si les Byzantins et leur flotte n'avaient point levé l'ancré quelques jours trop tôt, cette Egypte convoitée pendant tant d'années était conquise presque sans coup férir et Saladin était brisé. Mais... mais les Francs de Syrie, à cause de leurs divisions, ne purent pas exploiter le succès de leurs armes, œuvre personnelle de l'héroïque roi lépreux qui sut mener ses chevaliers au combat à l'heure où tout semblait perdu et malgré ses atroces souffrances physiques. Baudouin IV, en cette journée de pure gloire, montra qu'il pouvait être l'un des plus grands rois de Jérusalem. Hélas! son mal incurable n'allait lui laisser que bien peu d'années à vivre. Hélas ! le seul vainqueur de Saladin sur un champ de bataille, cet adolescent qui pouvait à peine se tenir debout et qui suppléa aux défaillances de la chair par une volonté peu commune, allait bientôt mourir... mourir en combattant encore Saladin. Quelle leçon pour ses successeurs ! Saladin seul comprit jusqu'à quel point sa chute avait failli être irrémédiable. Dans une lettre qu'il adressa à son frère Tûran Shah, à Damas, pour lui relater les détails de ce désastre, il lui écrivait que « le ciel le réservait sans doute pour de très grandes entreprises, puisqu'il avait pu le sauver ce jour-là. »

Baudouin IV, après avoir rendu grâces à Dieu en sa sainte cité, décida de fortifier sa frontière galiléenne afin de ne plus connaître les sombres jours qui précédèrent sa victoire d'Ascalon. Sur le conseil des Templiers il fit construire à grands frais, entre le lac de Houle et le lac de Tibériade la forteresse du « Gué de Jacob » qui devait permettre aux forces chrétiennes de surveiller le passage du Jourdain supérieur et le transit de la grande artère commerciale de Safed à Damas par Kuneîtra. La construction de cette citadelle située à une journée de marche seulement de Damas, comme le fait remarquer l'historien Makrîsi, causa une réelle inquiétude à Saladin qui voyait ainsi se préciser une menace contre la capitale syrienne et contre son commerce. Cette forteresse fut bâtie en six mois. Elle était d'une puissance extraordinaire si l'on en croit Abou Chama:
« L'épaisseur de ses murailles dépassaient cinq mètres ; elles étaient construites en pierres de taille énormes dont chacune avait près de trois mètres cinquante; le nombre de ces pierres dépassait vingt mille et chaque pierre mise en place et scellée revenait à plus de quatre dinars. » La garnison de cette forteresse comprenait quatre-vingts chevaliers et leurs écuyers; quinze chefs commandant chacun une section de cinquante hommes; des maçons, des forgerons, des charpentiers, des fourbisseurs et fabricants d'armes. Dans son arsenal, mille cottes de maille étaient entreposées. La hâte avec laquelle ce monument fut édifié prouve bien que le roi de Jérusalem voulait non seulement se protéger contre le retour d'une nouvelle agression musulmane, mais aussi poursuivre une politique hostile à l'égard de Saladin.

Pendant que le roi lépreux se couvrait de gloire à Ascalon, le régent de son royaume, le comte de Tripoli et le délicat comte des Flandres qui craignait tant pour ses compagnons les rigueurs du climat de l'Egypte, assiégeaient Harîm dans le nord de la Syrie. Cette place fortifiée, située entre Alep et Antioche, éloignée d'une journée de cheval de l'une et de l'autre ville, appartenait à l'infortuné fils de Nûr ed-Dîn. et était administrée par son vizir arménien, dont les aventures compliquées mettent en relief les innombrables intrigues ourdies autour des roitelets orientaux par leur valetaille enturbannée. Lorsque les chrétiens se présentèrent poliment devant les portes de Harîm, en sortant de leur poche un vieux traité d'amitié reconnaissant, entre autres choses, leur souveraineté sur Harîm, les habitants se verrouillèrent chez eux et les chrétiens durent entreprendre le siège de la place. Mais, à vrai dire, il apparaît à la lecture des chroniques de nos historiens familiers que les assiégeants menèrent leur affaire comme une partie de plaisir, se contentant, rapporte Guillaume de Tyr, de jouer aux osselets, de se promener à peu près nus sous leurs tentes, de se rendre fréquemment à Antioche pour festoyer dans les tavernes et couler des nuits heureuses dans la divine et impudique cité en compagnie de joyeux lurons qui, au lieu de se battre, passaient leur temps à se faire parfumer. Et, pendant que la plupart des gens des comtes de Flandres et de Tripoli étaient aux bains d'Antioche, le fils de Nûr ed-Dîn arrivait à son tour devant Harîm. Les portes de la ville ne s'ouvrirent pas davantage pour lui, d'ailleurs. Et la situation des uns et des autres devint plutôt piquante. On caracolait sur de magnifiques étalons, on déployait des étendards et des gonfanons, on se saluait à distance sous les regards affamés des gens de Harîm qui, du haut de leurs remparts, trouvaient que ces fariboles n'étaient point de leur goût, car les khans étaient vides et les ventres creux. Après tant de palabres, les deux groupes d'assiégeants souhaitèrent traiter. Pour engager la conversation, le fils de Nûr ed-Dîn envoya secrètement une caravane de présents au comte de Tripoli qui, comblé au-delà de ses vœux, fit plier ses tentes et se retira dans sa principauté, laissant là ses compagnons. Les autres barons, suspectant le véritable motif de sa retraite, n'eurent aucune envie d'être les naïfs de l'histoire. Ils firent comprendre au fils de Nûr ed-Dîn qu'ils se laisseraient volontiers séduire et ils décampèrent à leur tour. Le comte de Flandres regagna ses galères et reprit le chemin de l'Europe. Quant à Salih il entra dans Harîm, fit couper quelques têtes et tout rentra dans l'ordre.

Après un an de tranquillité due à une épidémie de peste qui sévit durement autant chez les uns que chez les autres, les hostilités recommencèrent entre les musulmans et les chrétiens. En avril 1179, dans l'affaire dite de la « vallée des Sources », le roi de Jérusalem mit à mal quelques bergers infidèles et s'empara de leurs moutons. Un mois plus tard, Saladin venait assiéger la forteresse du « Gué de Jacob », détruire les récoltes des colonies chrétiennes, écraser les Templiers à Merdj' Ayoun. Malgré les efforts surhumains de Baudouin IV pour secourir la place, celle-ci fut emportée d'assaut et sa garnison périt dans les flammes. Saladin fit des prisonniers de marque dont le Grand Maître du Temple. D'inutiles cruautés furent commises par les vainqueurs qui voulaient se venger de leur désastre d'Ascalon. « La puanteur des cadavres que nous laissâmes là, nous dit Ibn al Athir, fut telle qu'elle provoqua une épidémie qui causa la mort de dix émirs de l'entourage de Saladin. » Makrizi ajoute:
« Les musulmans prirent cent mille pièces de fer en fait d'armes et une quantité considérable de vivres. Saladin fit raser la forteresse et obstruer les puits qui s'y trouvaient. » Baudouin IV put, du haut des murailles de Tibériade, voir brûler cette forteresse qui lui avait coûté tant de peine et qui pouvait être considérée comme l'une des meilleures défenses de la Galilée. Plus malade que jamais, rongé vivant par l'incurable mal dont il était atteint, il négocia avec Saladin une trêve de deux ans. Bien entendu, celle-ci n'était valable que pour le royaume de Jérusalem. Le comte de Tripoli et les ordres militaires ayant refusé de souscrire aux conditions de cet arrangement, Saladin envahit tranquillement leurs fiefs palestiniens. « Il chevaucha à petites journées, relate Guillaume de Tyr, pour gâter le pays. »
Sources: Saladin le plus pur Héros de l'Islam — d'Albert Champdor — Editions Albin Michel; 1956

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