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Quelques personnages qui ont participés aux Croisades

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Versailles Grand Pilier
Chevaliers

Quatrième Croisade - 1197-1198
67 André roi de Hongrie 4e Croisade
Blason de André roi de Hongrieroi de Hongrie, partit en 1217, à la tête des croisés allemands, qui l'avaient choisi pour chef. Armes de Hongrie: fascé d'argent et de gueules de huit pièces.
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159 Conrad le chancelier 4e Croisade
Blason de Conrad le chancelierConrad, chancelier de l'empire germanique, qui joua le principal rôle dans la quatrième croisade, était d'origine noble.
L'empereur Frédéric Ier le distingua à cause de son savoir, en fit son chapelain, et le nomma chancelier de l'empire. Conrad remplit cette charge importante à la satisfaction de l'empereur, et obtint l'évêché de Lubeck pour récompense de ses services. Mais Conrad renonça bientôt à son évêché, pour reprendre à la cour la place de chancelier, qu'il continua d'occuper sous Henri VI, fils et successeur de Frédéric. Il fut nommé évêque de Hildesheim à l'époque où il fut chargé de conduire en Palestine la principale armée allemande qui figura dans la quatrième croisade. Au rapport d'Arnold de Lubeck, le chancelier Conrad était très-lettré et très-habile orateur, « Vir litteratus valde et in causis tractandis acerrimus orator. » Mais, à voir la manière dont il dirigea l'expédition que l'empereur Henri VI le chargea de conduire en Palestine en 1197, on reconnaît qu'il n'avait pas les qualités qu'exigeait un pareil commandement.

Les historiens contemporains avouent que Conrad était un peu cupide, éaliquantulum cupidus eraté; il ne manquait pas non plus d'ambition. Après son retour de Syrie, il s'était placé sur le siège épiscopal de Wurtzbourg, sans l'approbation du Saint-Siège, parce que le titre de édux Franciae orientalisé était attaché à cet évêché. Mais le pape Innocent III le frappa d'excommunication, et l'obligea à venir à Rome s'humilier devant lui, et confesser ses fautes. Conrad fut alors institué légitimement évêque de Wurtzbourg, et il ne s'occupa plus qu'à remplir dignement ses fonctions épiscopales. Il périt même, à la fin de l'année 1202, de la main d'un assassin, victime de son zèle pour le soutien des droits de l'Eglise.
Sources: Nouvelle Encyclopédie Théologique, dictionnaire sur toutes les parties de la science religieuse. Par L'Abbé Migne, tome XVIII Paris 1852
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10 Foulques de Neuilly (mort en 1201) 4e Croisade
Blason de Foulques de Neuilly (mort en 1201)Le pape Innocent III, dès qu'il nommé pape (1198.), voulut lancer une nouvelle croisade, afin de délivrer les lieux saints, et écrivit en ce sens aux princes les plus puissants d'Europe. Il fut secondé par Foulques, un prêtre de Neuilly sur Marne. En 1199, ce dernier prêcha en Flandre, en Normandie, en Bourgogne, trouvant partout avec un grand succès.

Prédicateur français, converti à la vie religieuse après une jeunesse agitée, Foulques s'adonne à la prédication itinérante et reprend à son compte tous les thèmes de la morale évangélique qui doivent, quelques années plus tard, faire le succès de l'ordre franciscain. Foulques dénonce les usuriers, fustige l'orgueil aristocratique, aide les prostituées à se racheter. A cet homme qui fait quelque peu scandale, Innocent III, théoricien et maître-d'oeuvre de la théocratie pontificale, confie en 1198 le soin de prêcher la croisade dans l'esprit qui a été celui d'Urbain II un siècle plus tôt: il s'agit d'évincer de la direction de la croisade les souverains et les barons qui font de celle-ci une opération de profit, et d'en faire plutôt l'un des moyens les plus directs de la prépondérance du pape dans l'Eglise et du Saint-Siège dans la vie politique de la chrétienté. Foulques est accusé par ses contemporains d'avoir détourné une forte partie des très importantes sommes qu'il a recueillies. Il meurt à Neuilly-sur-Marne, près de Paris, avant le départ d'une croisade qui doit, en 1204, aboutir à la prise et au sac de Constantinople par les chrétiens d'Occident.
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190 Gauthier de Rosières 4e Croisade
Blason de Gauthier de RosièresC'est lui qui rapporta le crâne de saint Akindynos en France.
Les croisés latins pillaient Constantinople et se partageaient ses dépouilles sacrées, qui allaient orner les églises et les couvents de l'Occident. Un seigneur franc-comtois rapporta à l'abbaye cistercienne de Rosières, dans le Jura, plusieurs reliques constantinopolitaines, entre autres « le crâne de saint Akindynos. » Un inventaire manuscrit des richesses de cette abbaye, rédigé en 1714 par un des religieux et publié depuis par M. Gauthier, archiviste du Doubs, cite, entre autres reliques, « le crâne de saint Akindynos, avec une plaque d'argent doré sur laquelle figurent l'effigie et le nom du saint byzantin »
Sources: M. Gauthier, archiviste du Doubs. Besançon 1714.
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26 Geoffroy de Villehardouin 4e Croisade
Blason de Geoffroy de VillehardouinNoble champenois, Maréchal de Champagne, chargé de négocier avec les Vénitiens les conditions d'une aide navale à la quatrième Croisade, Villehardouin fut l'un des chefs de celle-ci; la croisade devait aboutir à la prise de Constantinople par les chrétiens d'Occident (1204) et à la fondation de l'Empire latin d'Orient. Il reçut, en récompense de ses services, divers fiefs en Thessalie, en particulier celui de Messinople, où il vécut. Il fut nommé maréchal de Romanie.

Geoffroy de Villehardouin, 1204: « de gueules, à la croix ancrée d'or. »
Sources: Manuels-Roret, nouveau manuel complet du Blason ou code Héraldique. Par J.-F. Jules Pautet du Parois. Librairie encyclopédique de Roret. Paris 1854

Geffroy de Villehardouin, 1148-1213
Maréchal de la cour de Thibaut; comte de Champagne, fut un des chefs de la croisade de Constantinople, dont il écrivit l'histoire. Sa famille resta en Orient, où elle posséda les principautés d'Achaïe et de Morée, et s'allia aux empereurs de Constantinople. Armes: de gueules, à la croix ancrée d'or.
Sources: Auteur Charles Gavard - Galeries historiques de Versailles. Armoiries des salles des Croisades - Paris Gavard (avant 1847). Imprimerie Duverger. - Charles Gavard Editeur rue du Marché Saint-Honoré Paris IV

Geffroy de Villehardouin, 1148-1213
Le nom de l'illustre famille de Villehardouin vient d'un village du comté de Champagne, assis au diocèse de Troyes, à une demi-lieue de la rivière d'Aube, entre Bar-sur-Aube et Arcis-sur-Aube. Il y a eu autrefois un château, dans l'enceinte duquel les seigneurs de Villehardouin fondèrent une chapelle en l'honneur de saint Loup, et s'en réservèrent la présentation. La paroisse est dédiée à saint Martin.

Les anciens seigneurs de Villehardouin ont toujours tenu rang entre les nobles et barons du pays, et ont été très puissants en la cour des comtes de cette province, tant à cause qu'ils y ont eu les principaux emplois, que pour les grands biens qu'ils ont possédés. Leur piété ne les a pas rendus moins recommandables que la noblesse de leur extraction, y ayant plusieurs monastères en la Champagne qui font gloire de leur être redevables de leur fondation et établissement. L'abbaye de l'Arrivour, au diocèse de Troyes, fondée de en 1139, elle était une filiation de l'abbaye de Clairvaux, les Villehardouin l'ont dotée dès l'an 1289, retient encore aujourd'hui les armes des Villehardouin, pour marque et reconnaissance des libéralités de ces seigneurs, qui ont depuis ce temps-là élu leurs sépultures en ce lieu. L'abbaye de Bouillencourt, de l'ordre de Cîteaux, au même diocèse, fut pareillement fondée en l'an 1149 et dotée, tant par les comtes de Champagne, que par les seigneurs de Joinville et de Villehardouin.

Quant à l'origine de cette famille, sans parler de cet Hardouin, qui semble lui avoir donné le nom, comme aussi au lieu et château dont il était seigneur, je n'ai presque pu recouvrer aucun titre ni monument digne de foi, qui fasse mention de ce surnom, avant Geoffroi auteur de cette histoire. Je crois néanmoins que son père fut Guillaume, maréchal de Champagne, lequel souscrit, sans aucun surnom, avec cette qualité divers titres du comte Henri Ier, depuis l'an 1143 jusques en l'an 1169, quoique je n'aie autre preuve de ma conjecture, que la dignité de maréchal continuée depuis dans cette famille, en laquelle il succéda à Geoffroy de Chartres, qui la possédait en l'an 1158, sous le même comte. Ce Geoffroi Ier accompagna Henry comte de Champagne au voyage de Terre-Sainte; ce qui résulte d'un titre de ce comte, expédié en la ville de Jérusalem l'an 1179 touchant quelques dons qu'il fit à l'église d'Ebron, qui est souscrit de Henry comte de Grandpré, de Geoffroy son frère, de Guillaume de Sainte Maure, de Guillaume maréchal, d'Artaud chambrier, de Robert de Melly, de Thibaut de Fiennes, de Pierre Bressouet, de Miles de Provins et d'autres.

Il est probable qu'il eut pour frère Roscelin de Villehardouin qui fit don à l'église de Saint Quentin de trois de ses moulins, voisins de ceux de cette église, du consentement de ses frères et de ses soeurs. Cette donation fut agréée et ratifiée par Henry comte de Champagne en la ville de Troyes, l'an 1170. Quoi qu'il en soit, je trouve que le père de notre auteur eut entre autres enfants deux fils, qui tous deux firent souche, Geoffroy maréchal de Champagne et de Romanie, Jean, qualifié seigneur de Villehardouin dans les titres, qui tous deux firent souche, et Guy de Villehardouin surnommé le Grève, chevalier, qui fit don à l'abbaye de l'Arrincourt d'un demi muid de blé tous les ans, du consentement de sa femme Hodierne et de sa fille Wibors. Cette donation fut ratifiée en l'an 1202 par Geoffroy, maréchal de Champagne son frère. Il eut encore trois filles, savoir Emeline religieuse en l'abbaye de Notre Dame de Troyes, de l'ordre de saint Benoit, Haye religieuse en celle de Froissy du même ordre, agrégée à celle de Fontevraut, à un quart de lieue de la même ville de Troyes, et une autre fille, qui fut mère Anseau de Courcelles, qui se trouva à l'entreprise de Constantinople, et eut sa part de la conquête de l'empire aux environs de Macre et de Trajanopoli (1), ce que je conjecture de ce que notre auteur le qualifie de son neveu, n'étant pas toutefois constant si cette alliance ne procédait pas du chef de la femme de Geoffroy, dont le surnom et la famille ne sont pas encore venus à ma connaissance.
1. Trajanopoli ou Orikhova, Trajanopolis, ville de la Turquie d'Europe (Roumélie) sur la Maritza, au pied du Despoto-dagh (Rhodope), à 77 kilomètre au sud-ouest d'Andrinople. Archevêque grec.

Geoffroy seigneur de Villehardouin, maréchal de Champagne et de Romanie, fît la première branche de cette famille, laquelle subsista longtemps, et jusques après l'an 1500.
Sources: Chronique de la prise de Constantinople par les Francs. Par Geoffroi de Villehardouin. Paris 1828. Eloge de Geoffroi de Villehardouin, maréchal de Champagne et de Romanie. Par Ducange
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189 Guillaume de Champlitte 4e Croisade
Blason de Guillaume de ChamplitteGuillaume de Champlitte
Département: Haute-Saône, Arrondissement: Vesoul, chef-lieu de Canton: Champlitte - 70

Guillaume De Champlitte Prince d'Achaïe, Vicomte de Dijon, Seigneur de Pontaillie sur Saône et de Talmai, mourut en 1210 en Italie. Il avait épousé Elizabeth soeur d'Estienne de Mont-Saint-Jean, et fut père d'Eudes Seigneur de la Marche.

Duchesne dit que la Famille qui a porté le surnom de Pontaillie, était issue de Guillaume de Champlitte, et c'est la tradition des deux Bourgognes. Mais l'on ne sait si ce fut par les descendants d'Eudes Seigneur de la Marche, ou par un autre fils de Guillaume de Champlitte. L'on voit dans le Cartulaire de l'Abbaye d'Assé, que Gui de Pontaillie fil une donation à cette Abbaye du consentement de Robert son fils. On peut supposer que Gui était un second fils de Guillaume de Champlitte, et qu'il eut de l'hoirie de son père, la Seigneurie de Pontaillie dont ses descendants ont pris le nom. Mais pour ne rien dire que de certain, je commencerai la branche de Pontaillie à sa tige connue.
Sources: Mémoires pour servir à l'histoire du comté de Bourgogne, contenants l'idée générale de la noblesse et le nobiliaire dudit comté, l'histoire des comtes de Bourgogne des Maisons de Valois et d'Autriche: de l'administration de la justice, de son Parlement et de la réunion au royaume de France: l'histoire de toutes les révolutions et faits remarquables arrivés en cette province jusqu'au tems présents. Par François-Ignace Dunod de Charnage. Besançon 1740.

Eudes et Guillaume
Eudes et Guillaume de Champlitte, 1204: « de gueules, au lion d'or couronné de même. »
Sources: Manuels-Roret, nouveau manuel complet du Blason ou code Héraldique. Par J.-F. Jules Pautet du Parois. Librairie encyclopédique de Roret. Paris 1854

Guillaume Ier d'Achaïe
Guillaume Ier d'Achaïe, ou Guillaume de Champlitte
Guillaume Ier d'Achaïe, ou Guillaume de Champlitte, encore surnommé le Champenois en souvenir de ses origines, mort en 1209, fonda la principauté d'Achaïe en 1205 à la suite de la prise de Constantinople par les armées croisés en 1204, lors de la quatrième croisade.

Il était le fils d'Eudes le Champenois, fils présumé d'Hugues Ier, comte de Champagne et d'Elisabeth de Varais, dame de Champlitte, fille d'Etienne Tête Hardie comte palatin de Bourgogne. A la mort de son épouse, Sibylle de la Ferté, en 1177, Eudes le Champenois avait cinq enfants dont le futur Guillaume d'Achaïe et Eudes. Les deux frères répondirent en 1199 à l'appel du pape Innocent III pour une nouvelle (quatrième) croisade. En partant Guillaume laissait un fils de même prénom qu'il avait eu en 1201 avec son épouse Eustachie de Courtenay, petite-fille du roi Louis VI le Gros. En 1204 lors de la prise de Constantinople Eudes fut blessé et mourut peu après.
Sources: wikipedia.org
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192 Othon de Cicon 4e Croisade
Blason de Othon de CiconOthon de Cicon, seigneur de Carystos en Eubée.
Cicon, Doubs, commune de Rantechaux, canton de Vercel, arrondissement de Baume-les-Dames - 70

Dans l'été de 1261, l'empereur Baudouin II, chassé de Constantinople par Michel Paléologue, toucha à Négrepont. Othon de Cicon lui prêta une somme de cinq mille perpres, contre laquelle il reçut des garanties. Par un acte daté d'octobre 1261, à Athènes, l'empereur abandonna à Othon ces gages, qui devaient comprendre des reliques. C'est ainsi que nous voyons le 20 mars 1263 (v. st), à Négrepont, Othon faire don à l'abbaye de Citeaux du bras de saint Jean-Baptiste, et le 21 mars charger les abbés de Bellevaux et de Daphni de porter à Cîteaux cette précieuse relique.

Othon de Cicon était fils de Sibille de la Roche, soeur d'Othon Ier, seigneur d'Athènes. Sibille, fille de Ponce de la Roche, avait épousé Jacques de Cicon; et après la mort de son mari, sur le point de se rendre en Grèce, iter arripiens in Romaniam, elle avait fait une donation à l'abbaye de Bellevaux. Othon de Cicon, dont le frère, Ponce, avait eu en partage la seigneurie de Cicon, avait trouvé fortune en Grèce, où il était devenu seigneur de Karystos, important château au sud de l'Eubée. En décembre 1250, par un acte passé à « Aigrepont (Négrepont), en ma maison », il avait donné vingt livrées de sa terre de Bourgogne à l'abbaye de Bellevaux, pour en jouir après sa mort. Il prit parti pour le prince Guillaume et arma une galie avec laquelle, au rapport de Sanudo, il fit la guerre sur mer aux Vénitiens.
Sources: Jean Longnon - Les premiers ducs d'Athènes et leur famille, In: Journal des Savants, 1973, Nº1, pages 61-80
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191 Othon de la Roche 4e Croisade
Blason de Othon de la RocheOthon de la Roche, duc d'Athènes.
La Roche-sur-L'Ognon, Doubs, commune de Rigney, canton, de Marchaux, arrondissement de Besançon - 25
- Othon (ou Otton) de la Roche (-1234), quatrième du nom, baron de La Roche et de Ray (Comté de Bourgogne) et 1er duc du duché d'Athènes (1205-1225) qu'il conquit durant la quatrième croisade. Il ramène le Saint-Suaire de Besançon en France au XIIIe siècle.

Cette Croisade eut une autre conséquence plus durable, la conquête de la Grèce: un Franc-Comtois, Othon de la Roche (La Roche-sur-l'Ognon, Doubs, commune de Rigney, canton de Marchaux, arrondissement de Besançon), devint seigneur, puis duc d'Athènes. Il construisit sur l'Acropole son château dont subsista longtemps une tour carrée qui ne fut démolie qu'en 1879.

Othon de la Roche, sire de Ray, 1202 « cinq points de gueules équippolés à quatres points d'hermines. Blason réalisé pour Templiers.net »
Sources: Manuels-Roret, nouveau manuel complet du Blason ou code Héraldique. Par J.-F. Jules Pautet du Parois. Librairie encyclopédique de Roret. Paris 1854

Othon de la Roche
Il arrive dans les recherches d'érudition que la découverte d'un document vient non pas peut-être bouleverser nos connaissances, mais du moins rectifier des faits qui paraissaient depuis longtemps solidement établis et apporter des renseignements complémentaires. C'est un cas de ce genre qui m'amène aujourd'hui à reprendre un sujet où l'on n'avait rien apporté de bien nouveau depuis les recherches fondamentales de Carl Hopf. Il s'agit de la personne des deux premiers seigneurs d'Athènes, Othon et Guy de la Roche, et accessoirement de divers membres de leur famille, qui se rattachent par quelque point à leur personnalité ou à leur action en Grèce.

Le document récemment découvert, et dont on trouvera plus loin la transcription et la reproduction, ne concerne pas directement le premier seigneur d'Athènes, Othon de la Roche. Sur celui-ci, le texte primordial est d'Aubry de Trois-Fontaines, qui, à la date de 1205, signale en une seule phrase à la fois l'avènement d'Othon, son origine et l'impression faite par l'événement: « Otto de Rupe, cuiusdam nobilis Pontii de Rupe in Burgundia, quodam miraculo fit dux Atheniensium atque Thebanorum. »

Villehardouin, qui ne mentionne ni la prise de croix d'Othon ni son accession à la seigneurie d'Athènes, le nomme trois fois: à l'arrivée des croisés devant Constantinople, en 1203, parmi « les genz de Borgoigne », qui formaient le sixième corps de bataille »; dans l'été de 1204, lors du conflit entre l'empereur Baudouin et Boniface de Montferrat, parmi les quatre chevaliers, « qui plus halz estoient del conseil del marchis » et comme tels accompagnèrent celui-ci dans son entrevue avec Geoffroy de Villehardouin et Manessier de l'Isle; et à l'automne de 1206, comme messager de Boniface dans les pourparlers de mariage entre la fille du marquis et l'empereur Henri.

Othon figure aussi, par deux fois, dans le récit de Henri de Valenciennes: vers mai 1209 au parlement de Ravenique, où il avait été convoqué par l'empereur Henri comme baron du royaume de Salonique et où il arriva le second jour, avec Geoffroy de Villehardouin, le neveu de l'historien de la croisade, et Gautier « d'Estombe », « bien a .LX., chevaliers molt bien armés et molt bien montés, comme chil qui grant piece avoient sis devant Chorinthe »; et peu après, quand l'empereur, maître de Thèbes, se rendit à Athènes en pèlerinage à l'église Notre-Dame (c'est-à-dire au Parthénon); « et Othes de la Roche, qui sires en estoit, car il marchis li avoit donnée, l'i honnera de tout son pooir »
Sources: Jean Longnon - Les premiers ducs d'Athènes et leur famille, In: Journal des Savants, 1973, Nº1, pages 61-80

Othon de la Roche
Les difficultés avec les ecclésiastiques furent ce qui préoccupa le plus vivement Eudes de la Roche dans sa seigneurie d'Athènes, comme elles préoccupèrent Geoffroy de Villehardouin dans son premier établissement en Morée. Toutefois, malgré ses exigences, Innocent III savait parfois céder temporairement pour obtenir plus sûrement ensuite. Ses lettres, qui jettent une si vive lumière sur toute l'histoire de son temps, attestent à la fois et l'étendue de son intelligence et sa rare habileté, et même assez souvent sa tolérance.

Innocent III dans une lettre de l'an 1213 à l'évêque d'Amyclée, à l'élu de Corfou et au prieur de Patras, cite encore Othon de La Roche avec Geoffroy de Villehardouin comme ayant encouru les censures ecclésiastiques pour avoir spolié les biens du clergé.

En réponse à ces accusations Othon de La Roche et Geoffroy de Villehardouin présentèrent au pape une justification qui le détermina à suspendre la sentence d'excommunication jusqu'à l'arrangement définitif de l'affaire.

Othon de La Roche quitta sa seigneurie d'Athènes pour retourner en France après l'année 1224, et non en 1220, comme le dit Ducange. Une lettre qui lui est adressée par Honorius III, en septembre 1224, prouve qu'il y était encore à cette époque, puisque Honorius lui annonce les efforts qu'il a cru devoir faire en faveur du royaume de Salonique et de son souverain Guillaume de Mont-Ferrat, contre les attaques de Théodore Comnène, et lui fait part des indulgences réservées à ceux qui défendront Salonique.

Othon de La Roche laissa sa seigneurie d'Athènes à son neveu Guy, le même probablement qui est cité avec lui dans une lettre d'Innocent III que j'ai rapportée plus haut.
Recherches et matériaux pour servir à une histoire de la domination française aux XIIIe, XIVe et XVe siècles dans les provinces démembrées de l'Empire Grec à la suite de la quatrième croisade, Volume 2. Jean Alexandre C. Buchon, Geoffroi de Villehardouin, Henri (de Valenciennes) Auguste Desrez, Libraire-éditeur, 1811
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193 Othon II de la Roche 4e Croisade
Blason de Othon II de la RocheLe sceau d'Othon II de la Roche, seigneur de Ray, est semblable à celui de son père, Othon Ier de la Roche, seigneur d'Athènes, qui est appendu à l'acte original des Archives de la Haute-Saône daté de 1217: l'écu est, comme dans celui-ci, « équipollé à quatre points d'échiquier papelonnés (1) » Cette similitude pourrait indiquer qu'Othon II était l'aîné des fils d'Othon Ier. La légende est: [S. OTH]ONIS DE ROCHA DOMINI DE R... Le contre-sceau porte les mêmes armes avec la légende: SECRETVM OTHONIS (fig. 4).
1. Jules Gauthier « Othon de la Roche... » dans Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon, année 1880, pages 141-142 et planche III.

Contre sceau d'Othon II de la Roche Othon II, lui, renonçait à ses terres de Grèce pour compléter ses possessions de France en acquérant les droits que Guy de la Roche pouvait y avoir. On remarquera à ce propos que la Champagne est mentionnée à côté de la Bourgogne, ce qui semble indiquer qu'Isabelle, leur mère, qui est nommée dans l'acte, était d'origine champenoise et confirmer ce que nous avons dit plus haut qu'elle était soeur de Clarembaud V de Chappes.
Sources: Jean Longnon - Les premiers ducs d'Athènes et leur famille, In: Journal des Savants, 1973, Nº1, pages 61-80
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65 République de Venise 4e Croisade
Blason de République de Veniseà la fois guerrière et marchande, fournit les vaisseaux pour le transport des chevaliers de la quatrième croisade, à laquelle elle prit une part active. Armes de la république: d'azur, au lion léopardé d'or, ailé et cerclé du même, passant sur une terrasse de gueules, tenant de la patte droite une épée d'argent garnie d'or, et entre les deux pattes un livre d'argent, avec ces mots: PAX TIBI MARCE, EVANGELISTA MEUS.
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66 Simon III comte de Montfort 4e Croisade
Blason de Simon III comte de Montfortcomte de Montfort, fidèle à son voeu d'aller en Terre-Sainte, laissa les croisés marcher contre Constantinople, et se rendit en Syrie. Il s'illustra plus tard contre les Albigeois. Armes: de gueules, au lion d'argent, la queue nouée, fourchée et passée en sautoir.
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Tous les blasons ont été modifiés, aucun n'est la représentation originale

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