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Eudes ou Odon de Saint-Amand
Odon de Saint-Amand 1171 - 19 octobre 1179

D'origine limousine, Eudes de Saint Amand avait été maréchal du royaume avant de devenir vicomte de Jérusalem, comme le signale Du Cange. On ne peut pas avancer qu'Eudes de Saint Amand fut choisi par Philippe de Naplouse pour lui succéder; c'était contraire aux règles juridiques de l'Ordre, et surtout, rien ne nous le prouve.

Quoi qu'il en soit, en 1172, lorsque Gantier de Mesnil, chevalier du Temple, se fit le meurtrier des envoyés du prphpe des Bathéniens, Eudes était Grand Maître.

Le 18 avril 1174, il souscrit à la confirmation du roi Amaury d'une rente donnée à l'Hôpital de Saint-Jean.

Le 13 septembre de la même année, il est cité dans un acte de Baudouin V.

En 1176, il est à nouveau témoin de la confirmation de la vente du Casal de Beit Daras. Les musulmans ayant engagé de nouveaux combats, Eudes de Saint Amand assista, en 1177, à la bataille de Mongesirat.

Malgré ce que l'on a pu raconter sur l'emprisonnement du Maître du Temple, la célèbre phrase contre la liberté de Saladin, la mort d'Eudes dans les fers, il est à peu près impossible de dater cette affaire, étant donné la succession des actes où le Maître figure comme témoin ou signataire.

Ainsi, en 1178, il reçoit en donation de Renaud, seigneur de Margat, la moitié de Brahim et la moitié du Casal Albot et du Casal de Talaore.

Au mois de février 1179, le Maître conclut un accord avec Roger de Molins, Maître de Saint-Jean de Jérusalem. C'est le dernier acte connu sous ce magistère. La lecture des actes permet de dater exactement la mort d'Eudes de Saint Amand. Guillaume de Tyr dit le 10 juin, lors de la bataille du Gué de Jacob. Nous rejetons cette date ainsi que celle du 30 août, prise du château du Gué de Jacob.

Si Eudes de Saint Amand mourut au Gué de Jacob, ce n'est pas à une de ces dates, car les événements cités sont postérieurs à la bataille du Gué.

Deux bulles d'Alexandre III, l'une du 26 février 1180 et l'autre du 12 avril 1180, prouvent ce que nous avançons, et les Templiers, dans leur obituaire de Reims, nous donnent la date exacte de cette mort, le VII des ides d'octobre, soit le 19 octobre 1179.

 

Eudes ou Odon de Saint-Amand - 1170-1179
Odon ou Eudes de Saint-Amand, d'une famille originaire du Limousin, est maréchal et échanson du royaume de Jérusalem avant d'entrer dans l'Ordre du Temple. C'est un chef courageux, actif et intelligent que les dignitaires choisissent pour s'opposer à Saladin, dont l'influence ne cesse de grandir.
Odon de Saint-Amand se distingue, en 1172, en refusant de livrer à la justice du roi de Jérusalem un Templier qui a tué un émissaire du Vieux de la Montagne, en déclarant qu'il ne relève que du pape. La mort d'Amaury et l'avènement de Baudouin IV, le roi lépreux, mettent fin à l'affrontement.
Nour-ed-Din, sultan de Damas, meurt à son tour, et son empire tombe sous la domination de Saladin. En 1177, celui-ci lance une offensive contre la Palestine, ravageant les environs d'Ascalon. Baudouin IV s'avance contre lui avec tout ce qu'il a pu réunir de troupes disponibles: 3 000 fantassins, et 375 chevaliers, y compris 80 Templiers et leur Grand Maître. Saladin, lui, est fort de 20 000 hommes.
Les Templiers, à l'avant-garde, se précipitent sur l'ennemi, et leur assaut rompt les premières lignes, celles des mamelouks, soldats d'élite de Saladin.
« L'ange exterminateur semblait les suivre dans la mêlée, écrit un chroniqueur. »
Saladin ne parvient pas à rallier ses troupes et s'enfuit. La bataille d'Ascalon (18 novembre 1177) est brillamment remportée par les chrétiens. Mais dès l'année suivante, Saladin attire l'armée franque dans un piège, alors qu'elle construit un fort sur le Jourdain.
Cernés, les Chrétiens se débandent. Seuls Templiers et Hospitaliers résistent. Odon de Saint-Amand est fait prisonnier. Les autres Templiers et Hospitaliers, solidaires dans le malheur, dont Saladin ne peut espérer une rançon, sont sciés par le milieu du corps sur le champ de bataille !
Saladin propose au Grand Maître de l'échanger contre l'un de ses neveux, prisonnier de l'Ordre. Refus d'Odon de Saint-Amand: Je ne veux point autoriser par mon exemple la lâcheté de mes religieux, qui se laisseraient prendre dans l'espérance d'être rachetés: Un Templier doit vaincre ou mourir, et ne peut donner pour sa rançon que son poignard et sa ceinture.
Il meurt à Damas en captivité peu après, le 19 octobre 1179.
« L'évêque Guillaume de Tyr, qui reproche aux Templiers de ne pas payer d'impôts à l'Eglise (donc à lui), et qui n'a jamais pardonné au Grand Maître d'avoir affirmé son indépendance, écrit à son sujet:
Homme méchant, superbe, arrogant, ne respirant que la fureur, sans crainte de Dieu et sans égard pour les hommes, passe pour avoir été celui qui occasionna ce désastre, à jamais honteux pour la chrétienté. Ainsi dit-on qu'ayant été pris et jeté dans les fers, il mourut de misère, sans emporter les regrets de personne&. »

Arnaud de Toroge >>>> Généalogie des Grands-Maîtres

 

Odon de Saint-Amand par Mansuet
Autant la vie de Philippe de Naplouse est obscure, autant celle de son successeur est célèbre et féconde en grands événements. Homme de coeur et de tête, Odon de Saint-Amand parvint aux plus hauts emplois dans le royaume de Jérusalem. D'abord maréchal, puis échanson, tous ces honneurs ne purent longtemps le séduire; il se fit admettre au Temple. Les seigneurs de l'époque résignaient sans effort de grandes dignités mondaines pour prendre l'habit et servir au dernier rang dans la hiérarchie ecclésiastique. Philippe de Naplouse possédait des terres; Odon de Saint-Amand occupait des places; l'un et l'autre s'enrôlèrent dans l'armée du Christ et montèrent au commandement suprême.

Odon régnait à peine, que Henri II dut fournir deux cents hommes d'armes, en expiation de la part qu'il avait prise au meurtre de Saint-Thomas, l'archevêque de Cantorbéry. Ces troupes furent envoyées à Jérusalem, et servirent un an sous la conduite des Chevaliers du Temple, aux dépens du roi [Du Puy, p. 123].

Ainsi les Templiers gagnaient tous les jours en considération. Le pape Alexandre III leur montra beaucoup d'intérêt et conféra de nouveaux privilèges à l'Ordre par une bulle (1172) [Rymer, acta Angl. I, p. 30], qui lui permettait d'avoir son propre clergé, dont les membres ne pouvaient faire profession qu'après un an de noviciat. Entre ces ecclésiastiques et les autres Frères, Alexandre n'établissait qu'une différence de costume: les premiers portaient des habits fermés et les derniers des habits ouverts. Les nouveaux Frères prenaient l'engagement de résider dans le Temple, de vivre en sainteté, de combattre pour le Seigneur jusqu'à la mort, et d'obéir au Grand-Maître. Tous ces voeux furent écrits dans une règle qu'ils déposèrent sur l'autel.

La bulle pontificale de 1172 autorisait encore l'Institut à bâtir dans ses Prieurés ou Maisons des Oratoires pour la sépulture des Frères ; car, disait-elle, il ne convenait pas de les mêler dans les églises publiques avec les hommes et les femmes.

En France, quelques personnes osèrent s'emparer de biens territoriaux appartenant au Temple. Les Chevaliers s'adressèrent au Pape qui, dans deux brefs spéciaux (1172), chargea Henri, l'archevêque de Reims, de mettre les spoliateurs à restitution, et lui recommanda la société d'une manière expresse.

Henri, duc de Saxe et de Bavière, conduisit beaucoup de monde à Jérusalem (1173), sans que la guerre changeât de face. L'Ordre et le roi de Jérusalem furent accusés d'avoir mis obstacle aux projets du prince allemand [Robert de Monte]. Ici les chroniqueurs nous laissent incertains sur le sort des Templiers, jusqu'à l'an 1178, où ce corps reparaît avec éclat.

Le 4 novembre, le prince d'Antioche et Philippe, comte de Flandre, investirent le château de Harenc que les Croisés avaient perdu quelque temps auparavant [Anselm Gembl]. Saladin, croyant que toutes leurs forces étaient là rassemblées, s'avança vers Jérusalem à la tête d'une armée nombreuse, pour renverser d'un seul coup l'établissement chrétien. Les Infidèles campèrent près de Rama. Quoique la peur eût exagéré leur nombre à l'infini, Saladin échoua contre l'audace du roi de Jérusalem et des Templiers qui marchèrent à l'attaque avec la Croix du Seigneur. Il prit la fuite, et ses soldats en désordre ne s'arrêtèrent qu'à Damas. Cette belle victoire fut remportée le 24 novembre.

Depuis sa fondation, le Temple avait acquis de grands privilèges ecclésiastiques, au détriment du sacerdoce séculier. A l'instar d'autres Ordres, il abusa de ses franchises et s'appropria ce qui ne lui revenait d'aucun droit. Peu satisfait de ses dîmes et du privilège d'officier une fois par an dans les églises interdites, il regardait l'interdit comme non avenu. Les Ordres séculiers réclamèrent contre les empiétements des Frères du Temple et de l'Hôpital, qui s'allaient affranchir entièrement de la suprématie épiscopale [Chronic. Gervasii]. A ces causes, le Concile de Latran (1179), résolut de mieux les maintenir dans le cercle de leurs privilèges, et le 21e canon ordonna: Que, sans l'autorisation épiscopale, ils ne pourraient accepter églises ou dîmes des laïcs (Alexandre II, leur avait assigné des dîmes, consenties par les évêques); qu'ils ne recevraient aucune personne excommuniée par un évêque ; que les prêtres des églises qui ne leur appartiendraient en propre seraient par eux proposés aux chefs de diocèses ; enfin, qu'ils ne casseraient pas ceux que ces prélats auraient établis.

Ces quatre articles ne concernaient pas seulement les Templiers, mais les Hospitaliers et tous les Ordres envahisseurs. Une cinquième disposition du Concile, prise pour les seuls Frères du Temple, portait: Que, lorsqu'ils viendraient dans les églises interdites, ils n'y pourraient officier plus d'une fois par an, et qu'ils n'y feraient point d'inhumations.

Les Ordres séculiers et réguliers rivalisaient donc en ces temps comme aujourd'hui.

La décision du Concile de Latran termina les disputes ; néanmoins elle ne parait pas avoir déraciné le mal. Il restait, d'ailleurs, une autre question plus grave pour l'Ordre: c'est sa lutte contre les Hospitaliers, que le Saint-Père apaisa vers la même époque.

Ces deux institutions vivaient constamment désunies depuis un espace de temps difficile à préciser. On peut croire que leurs discords furent pour une large part dans les revers des Croisades. Hospitaliers et Templiers étaient sortis de la tutelle du Patriarche de Jérusalem et relevaient directement du Pape. Les uns et les autres voulaient défendre la Terre-Sainte, s'enrichir et briller par de beaux faits d'armes. Les Templiers furent en tout plus heureux que leurs rivaux qui les avaient autrefois nourris d'aumônes. Ils acquirent de grands biens, se concilièrent la faveur des rois de Jérusalem qu'ils accompagnaient partout, et qui, dans toutes expéditions, les plaçaient à l'avant-garde et leur donnaient la Sainte-Croix. Tant d'avantages exaspérèrent l'Hôpital à tel degré que les deux corps en vinrent quelquefois aux mains, pendant que l'ennemi profitait de leurs dissensions. Nul n'en fut affligé comme le Saint-Père, car nul n'y perdait ou ne croyait y perdre autant que lui. Ce pontife écrivit aux deux Grands-Maîtres, les suppliant d'oublier leurs querelles et de s'unir dans l'intérêt général; il indiqua les moyens de réconciliation. Soit que les adversaires y fussent disposés, soit que la dureté des temps leur en fit sentir le besoin, soit encore, et c'est l'hypothèse la plus probable, que les Grands-Maîtres Odon de Saint-Amand et Roger des Moulins, l'un et l'autre hommes de mérite, s'élevassent au-dessus des considérations d'amour-propre et d'intérêt, les deux Ordres convoquèrent leurs chapitres, ouvrirent des négociations et conclurent la paix (1779), suivant la volonté de Dieu, disaient-ils, et du pape Alexandre, à qui seul ils devaient obéissance après Dieu. Voici les principaux articles du traité: Toute dissension entre les Ordres, qu'elle ait pour matière les biens, l'argent ou d'autres choses, cesse à compter de ce jour.

Si de nouveaux différends s'élèvent, trois Frères de chaque Ordre, d'après la décision du Pape, connaitront de l'affaire et la régleront. Les Précepteurs des Provinces où les différends auront éclaté, nommeront ces arbitres.

Si les six arbitres ne peuvent s'entendre, ils s'en adjoindront d'autres; et si, malgré leur aide, ils ne parviennent point à faire une transaction, ils écriront au Grand-Maître qui réglera définitivement le litige.

Ce traité, transcrit par les deux Grands-Maîtres, Odon de Saint-Amand et Roger des Moulins, fut soumis (1182) au pape Alexandre qui s'empressa de le ratifier, comme on devait le prévoir par ses précédentes tentatives de pacification [Du Puy, p. 129].

Le Grand-Maître Odon ne vit point la paix qu'il avait préparée. Saladin assembla contre les Chrétiens des forces considérables, et, le 25 novembre 1180, les deux armées se livrèrent une grande bataille où, de part et d'autre, coula beaucoup de sang. Odon, surnommé par les historiens le second Judas Macchabée, commandait quatre-vingts Chevaliers qui ne se détournèrent sur la droite ni sur la gauche. Les Sarrasins furent mis en fuite; mais les vainqueurs, trop âpres au pillage, oubliant de les poursuivre, ils se rallièrent et leur reprirent le butin [Bernhard Thesaurar]. La bataille se rengagea vivement; elle coûta cher aux deux partis, surtout aux Chrétiens. Les ennemis firent prisonnier Odon, et les Croisés le neveu de Saladin. Ce général offrit au Grand-Maître de l'échanger contre son parent; mais Odon refusa la liberté sous cette condition, se fondant sur un statut de l'Ordre, en vertu duquel ses Frères ne donnaient jamais pour un prisonnier d'autre rançon qu'une ceinture et qu'un couteau [Robert de Monte]. Le chef sarrasin laissa donc le Grand-Maître dans les fers, ou les cruels traitements qu'on lui fit subir avancèrent sa mort.

L'histoire présente peu d'exemples d'un tel courage. On cite souvent les héros fabuleux de l'antiquité, tandis qu'on a perdu le souvenir, des évènements réels du moyen âge, plus près de nous et si riche en nobles actions. Pour sauver son chef, le Temple, sans doute, aurait enfreint de bon coeur ses règles, ses coutumes. Odon ne voulut point y souscrire, parce qu'il comprenait que mitiger une loi, c'est la violer et l'abolir. Il regarda la mort en face et l'attendit, plein de résignation, se disant que la captivité du neveu de Saladin serait plus utile à ses Frères que la délivrance de leur Grand-Maître.
Sources: Par feu Claude Mansuet Jeune. Chanoine Régulier de l'Ordre de Prémontré, Docteur en Théologie, Prieur de l'Abbaye d'Etival. Edité chez Guillot, Librairie de Monsieur, Frère du Roi, rue Saint-Jacques. Paris. M DCC. LXXXIX.

 

Odon de Saint-Amand
L'an 1171, Odon de Saint-Amand, chevalier français, né de parents aussi distingués par leur piété que par leur noblesse, maréchal, puis bouteiller du royaume de Jérusalem avant de se faire templier, fut donne pour successeur au grand maître Philippe de Naplouse. Presque aussitôt il eut le chagrin de voir apostasier le templier Mélier ou Milon, frère du prince d'Arménie, dont il usurpa les états sur son neveu. Ce perfide, non content de ravager les terres de ses confrères, poussa la barbarie jusqu'à vendre aux infidèles ceux qui eurent le malheur de tomber entre ses mains.

Vers le même tems Gautier du Ménil, chevalier du même ordre, massacra le députe du prince des Assassins, qui venait à Jérusalem pour traiter de la conversion de son maître: nouveau sujet de mortification pour Saint-Amand. Le roi Amauri, craignant les suites de cet attentat, demande que le coupable lui soit livré. Le grand maître le refuse, alléguant les privilèges de l'ordre, qui l'exemptaient de la justice se culière: ce refus occasionna de fâcheuses altercations. Amauri, suivant Guillaume de Tyr, vint à bout de faire enlever du Ménil et de le faire emprisonner à Tyr ; mais il mourut, ajoute Guillaume de Tyr, avant de pouvoir le faire juger par son conseil. Cependant la perfidie de ce particulier fit tomber l'ordre dans un grand discrédit: tant il est important dans un corps de ne point laisser impunies les fautes d'éclat.

L'an 1177, les chevaliers s étant joints au comte de Flandre, ravagent les environs de Césarée, et de là se viennent présenter devant le château de Harenc ; mais ils poussent le siège avec tant de lenteur, qu'il fallut l'abandonner l'année suivante, après 6 mois de travaux inutiles. Durant cette expédition Saint Amand se trouva le 18 novembre 1177 avec 80 de ses chevaliers à la bataille de Ramlah donnée contre Saladin. Les Chrétiens la gagnèrent mais le sultan eut sa revanche l'année suivante. Tandis que les Templiers sont occupés à construire un fort au gué de Jacob, près de Panéas, il vient les attaquer le 26 mai. Le roi Baudouin vole inutilement à leur secours. Les Francs sont battus ; le grand maitre et plusieurs de ses chevaliers sont pris dans la mêlée. On envoie les plus distingués à Damas ; les autres sont sciés par le milieu du corps sur le champ de bataille. On propose a Saint Amand un échange de sa personne contre un émir prisonnier de l'ordre. Il a la générosité de le refuser. Je ne veux point dit il, autoriser par mon exemple la lâcheté de ceux de mes religieux qui se laisseraient prendre dans la vue d'être rachetés. Un Templier doit vaincre ou mourir et ne peut donner pour sa rançon que son poignard ou sa ceinture. Il mourut dans les fers après quelques mois de captivité c'est à dire vers 1179.

Malgré ce beau trait de la grandeur d'âme de ce grand maître, Guillaume de Tyr, ne laisse pas de l'outrager à l'occasion de cette journée. Odon maître de la milice du Temple dit-il, homme méchant superbe et arrogant, ne respirant que la fureur sans crainte de Dieu, et sans égard pour les hommes, passe pour avoir été celui qui occasionna ce désastre, à jamais honteux pour la chrétienté. Aussi dit-on qu'ayant été pris et jeté dans les fers, il mourut de misère sans emporter les regrets de personne. Il est bon de se rappeler que cet historien est en général peu favorable aux deux ordres militaires.
Sources: L'Art de Vérifier les Dates des Faits Historiques. Tome Cinquième, Paris - 1818. Par David Bailie Warden, Saint-Allais (Nicolas Viton), Maur François Dantine, Charles Clémencet, Ursin Durand, François.

Arnaud de Toroge


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