Les Templiers   Etudes templières   Les Croisades

Quelques études réalisées sur les Templiers

Maisons du Temple et Commanderies de la Vienne
I. - Commanderie de la Vienne
II. - Tableau des Maisons du Temple et Commanderies de la Vienne
III. - Carte des zones et implantations

 

1 – Les commanderies du département de la Vienne
La notion de commanderie a évolué au cours du temps. Le terme moderne peut se définir comme la résidence du commandeur des ordres suivants : St Jean de Jérusalem, Templiers, Saint-Lazare, la Trinité ou chevaliers Teutoniques (Encyclopédie Larousse). Dans notre région, le terme de commanderie a été également utilisé par l'ordre de St Antoine de Viennois (Augustins) spécialisé dans les léproseries et par les Hospitaliers du St Sépulcre (1)

La plupart des commanderies rurales d'occident étaient de vastes exploitations agricoles issues des nombreux dons terriens faits aux ordres pour poursuivre leur vocation. C'était donc avant tout des établissements de rapport destinés à alimenter les frères d'Orient. Accessoirement elles assuraient les services attendus des ordres, hospitaliers pour les uns et accueil ou protection des pèlerins pour les autres. Souvent, une commanderie avec ses nombreux serviteurs et leur famille faisait vivre un village comme c'est le cas pour le village d'Auzon. D'autres commanderies très différentes étaient installées dans les grandes villes et assuraient d'autres services comme la collecte et l'expédition en Orient des bénéfices des établissements ruraux, la gestion de l'ordre et même des activités liées à l'argent.

Les templiers de l'actuelle France étaient organisés en quatre régions : la France, l'Aquitaine, l'Auvergne et la Provence. Les limites des régions ont été assez fluctuantes avec le temps. Chaque région était subdivisée en baillies (2) ou commanderie principale. Les chapitres se tenaient généralement par baillie mais pas forcément dans la commanderie principale. Il semble que les deux baillies d'Aquitaine, dont la maison cheftaine où résidait le maître de la province se situait à Poitiers, étaient Auzon pour la partie nord (Poitou, Touraine, Anjou, Maine et Bretagne) et La Rochelle pour la partie sud (Aunis, Saintonge, Angoumois, Bordelais, et Périgord). A ces baillies étaient rattachées des préceptories, centre principaux. La notion actuelle de commanderie se rapprocherait plutôt de ce que les templiers appelaient les préceptories, terme abandonné en 1327 depuis la réforme des langues réalisée par l'ordre de Rhodes (anciennement Saint Jean de Jérusalem puis de Rhodes et enfin de Malte). A ces préceptories étaient reliées des maisons membres ou commanderies au sens ancien du terme. Dans ces commanderies vivaient un nombre très restreint de frères. Ces commanderies possédaient des terres, bois, moulins, hôtels etc...

En 1881, l'archiviste du département de la Vienne, L. Rédet, publia son dictionnaire topographique du département de la Vienne pour un projet national concernant l'ensemble de la France. C'est ainsi que Rédet a listé tous les noms de lieux de la Vienne qu'il a pu trouver dans les documents des différentes archives ou publications de son temps (dont les cartes de Cassini mais surtout les archives départementales de la Vienne dont il avait la charge). Les possessions des commanderies, qu'elles soient Templières, Hospitalières ou autres figurent donc en bonne place. Ce livre, en reprenant toutes les possessions connues des hospitaliers, est une source d'information précieuse pour l'étude de l'ensemble des commanderies de la Vienne. J'ai repris les citations de ce document sous forme de tableau qui est l'annexe 1 des documents et une carte (4) en considérant que, sauf rares exceptions, à une citation de Rédet correspondait une possession foncière. Il existe aussi un manuscrit (5) de Rédet "inventaire des commanderies et de leurs membres du Grand Prieuré d'Aquitaine" de 317 pages que je n'ai pas pu consulter. Il aurait également été utile de consulter les liasses cotées 3H décrites ci après aux archives de la Vienne pour compléter ce travail.

Un autre tableau (6) reprenant les informations principales des auteurs qui ont essayé de lister les commanderies de la Vienne et auxquelles j'ai pu avoir accès a été établi. Manquent à cette liste les ouvrages de Beauchet-Filleau, Beaunier-Besse, Dailliez etc... Les différentes études citées portent le plus souvent sur la présence des seuls templiers. Les Hospitaliers ont été beaucoup moins étudiés ce qui minimise le nombre de lignes qui leur sont affectées. L'aura des templiers et les légendes qui leur ont été attribuées ont parfois eu tendance à multiplier les traces de leur présence au-delà de la réalité (Chauvigny par exemple).

Les commanderies de la Vienne ont été regroupées en 8 groupes repris dans les différents tableaux et cartes annexés.

Groupe 1 – Poitiers
Les templiers se sont installés à Poitiers avant 1215 (7).

Selon l'enquête d'Alphonse de Poitiers de 1251 (8), le siège de la maison d'Aquitaine des templiers se situait Grand rue à Poitiers autour de la maison de Soronet ancien prévôt de Montreuil Bonnin puis maire de Poitiers en 1202.
Une bonne description se trouve dans le livre de R. Favreau (8a) et dans celui de R. Brothier (9). Il y avait un cloître, une chapelle, des prisons, un puits, des souterrains... Les seuls vestiges sont maintenant souterrains.

Les Hospitaliers ne se sont installés à Poitiers qu'à la suite du démantèlement de leur prieuré (10) de France en 1317 (8b), après avoir reçu l'ensemble des biens du Temple. L'ancienne maison des templiers devint le grand prieuré d'Aquitaine dont dépendaient de 35 (11) à 65 (12) commanderies principales. La chapelle a été construite vers 1550 (12b). Le porche du grand prieuré datant de 1667 (13) a été construit sous le chevalier F. Gilbert de Vieilbourg. Il est décrit dans le Picton n· 24 (7a).

Le fonds des archives de la Vienne (10a) comporte 1 liasse de documents provenant du Temple datés de 1159 à 1298. Le fonds du grand prieuré d'Aquitaine lui-même comporte 5 liasses de 1154 à 1793. Le fonds des commanderies d'Aquitaine comporte au total 1054 liasses.

Avant la révolution l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem dit de Malte était composé de "langues" avec six grands prieurés pour la langue de France. Le Grand Prieuré d'Aquitaine était le second en importance après celui de France et avant celui de Champagne. Il comportait 35 commanderies principales réparties dans 10 provinces :
Poitou : Saint Georges, Loudun, Ozon et Roche-Villedieu 86 ; Ansigny, Cenan, Mauléon et Saint Remy 79 ; Champgillon, Coudrie, Féolette, Fossés Chalons et Puyravault 85 ;
Angoumois : Villegast 16 ;
Aunis-Saintonge : Beauvais, Bourgneuf, Les Epaux, Le Perrot et La Rochelle -17 ;
Touraine : Amboise, Ballan, Fretay et l'Ile Bouchard 37 ;
Anjou : Angers Hôpital, Angers Temple et la Lande de Verché 49 ;
Maine : Guéliant 72, Quittay et Thévalle 53 ;
Bretagne : Carentoir 56, la Feuillée 29, la Guerche 35, Nantes 44 ;
Berry : Blizon 36 ;
Orléanais : Artins 41.

Poitiers accueille également par deux fois Philippe le Bel (14), Clément V et Jacques de Molay pour évoquer le sort du Temple. Philippe le Bel loge aux Minimes et Clément V aux Cordeliers. Un pont (15) est construit entre les couvents pour faciliter les allers et venues.

Lors de la donation de la maison Soronet, des terres sur la commune de Saint Georges avaient été également données aux Templiers. Ceci a fait penser à certains auteurs que la maison de Poitiers avait une dépendance à Saint Georges les Baillargeaux (16) celle-ci n'est pas citée par Rédet. Nous verrons par la suite que ces terres avaient en fait été rattachées à la baillie d'Auzon.

Groupe 2 – Loudun
Les Hospitaliers étaient installés au centre de Loudun près de l'église Saint Jean Baptiste du château à l'emplacement d'un ancien prieuré bénédictin (17). Quelques auteurs pensent que cette commanderie est d'origine templière :
Semur (?) (18), Monuments historiques (19), J.M. Auzanneau et E. Offendi (21).
Mais aucun document justificatif n'est cité et ceci est infirmé par S. Noyelle et S. Rohaut dans leur histoire des rues de Loudun (22). Le plus ancien document provenant de la commanderie de Loudun cité par Rédet porte la date de 1379 mais nous démontrerons plus loin que cette commanderie était déjà hospitalière du temps des templiers confirmant ainsi la position de Julien Vialard dans son mémoire (23).

2b – Moulins
Le précepteur de l'Ile Bouchard (Touraine), frère Odat (24) fonda la commanderie templière des Moulins (25), commune de Bournand près des Trois Moutiers, en 1214 (26) avant de devenir gouverneur de Tortose.

Rédet cite seulement cinq domaines ayant appartenu à la commanderie des Moulins. Les possessions des templiers ont manifestement été beaucoup plus étendues, elles devaient être imbriquées avec celles des hospitaliers et l'on peut imaginer que les relations entre ces deux commanderies devaient être assez concurrentielles.

Ce n'est qu'assez tardivement (début XVIIe siècle) que la commanderie des Moulins a été absorbée par la commanderie hospitalière de Loudun pour ne former qu'un seul domaine qui en faisait la plus importante commanderie de la Vienne couvrant toute la région du loudunais.
On peut voir encore de très belles parties (25a) de la commanderie des Moulins remaniée au XVème siècle.

Il est instructif de comparer les zones d'influence des différentes commanderies entre elles sur ce Nord Vienne. En effet, on constate qu'il n'y a aucune zone commune entre Auzon et l'Ile Bouchard (toutes deux d'origine templière) bien que ces deux commanderies soient contiguës. Par contre il y a concurrence manifeste entre la zone de l'Ile Bouchard et celle de Loudun avec une partie commune assez étendue. De cela on peut en déduire deux conclusions :
1 – Les terres en concurrence entre l'Ile Bouchard et Loudun ne pouvaient appartenir à l'origine à la commanderie templière des Moulins (créée par l'Ile Bouchard). Elles sont donc bien déjà hospitalières lorsque l'Ile Bouchard était aux templiers.

2 – La commanderie hospitalière de Loudun existait donc bien déjà du temps des templiers.
Nous tirerons plus loin d'autres conséquences pour deux autres zones de recouvrement.

La citation d'Epeine dans l'annexe 3 résulte d'une confusion puisque le prieuré bénédictin d'Epeine a été réuni au prieuré bénédictin de Bournand qui n'a rien à voir avec la commanderie des Moulins située dans la même commune. La confusion vient également du fait que la commanderie de Loudun possédait une terre à Epeine mais rien n'autorise à croire que cette terre et le prieuré bénédictin ne faisaient qu'une entité. Nous ignorerons donc cette ligne dans notre liste de commanderies.
Le fonds des archives de la Vienne comporte pour Loudun 37 liasses datées de 1291 à 1791.

Groupe 3 – Saint Georges
C'est, avec La Villedieu, la commanderie la plus dispersée sur le département de la Vienne. On ne connaît pas la date de création de la commanderie hospitalière de Saint Georges et les plus anciens documents cités par Rédet ne remontent qu'à 1332. Actuellement cette commanderie est le siège du MEDEF de la Vienne. Il en reste une porte décorée et des caves murées.

Alain Jacquet (26b) pense que la commanderie de Saint Georges les Baillargeaux était le siège du prieuré d'Aquitaine avant 1665. S'il est vrai que quelques grands prieurs d'Aquitaine étaient en même temps commandeurs de Saint Georges (12b) certainement à cause de la proximité de ces deux commanderies, nous ne pensons pas qu'il faille remettre en cause l'installation du Grand Prieuré d'Aquitaine dans les anciennes possessions des Templiers Grand Rue en 1217. La référence (12b) infirme d'ailleurs les dires d'Alain Jacquet en citant le commandeur de Saint Georges et Grand Prieur d'Aquitaine de 1541 à 1559, F. Jacques Peloquin qui construisit la chapelle de l'hôtel du Grand Prieuré d'Aquitaine. Saint Georges était donc la commanderie principale des Hospitaliers comme Auzon l'était pour les Templiers.

Les templiers possédaient des terres sur Saint Georges, elles étaient contenues dans la donation que Soronet avait faite aux templiers de sa maison de Poitiers.
Dans le Picton n· 24, JM Rivaux mentionne également l'acte de 1251 (7b) cité ci dessus au chapitre concernant Poitiers attestant de la présence de templiers au village de Forges commune de Saint Georges, aux Alleux et Tronc commune de Montamisé, à la Boulardière commune de Liniers et à Vayres commune de Saint Georges. La preuve la plus tangible concernant le rattachement de terres de la commune de Saint Georges à Auzon est fournie par le recueil de documents sur la ville de Poitiers (267). Il s'agit d'un rôle daté de 1324 nommant les hommes requis par le maire de Poitiers pour aller se battre en Gascogne contre les Anglais. Le texte cite "Les homes de la commanderie de la baillée d'Auson, à Saint George et à Forges et à Mariz et les autres homes des diz lieus". Forges n'est pas cité par Redet par contre Marit est cité pour un document de 1444 comme étant une dépendance de Saint Georges. A l'époque, la commanderie d'Auzon était soit remise aux Hospitaliers soit encore gérée par les hommes du roi. Ce document établit donc formellement qu'Auzon était une baillie donc une commanderie majeure et que les terres de Saint Georges provenant du don de Soronet lui étaient rattachées. E. Audouin dans une note du document sus nommé, pense que Saint Georges était une commanderie Templière mais l'existence de terres templières n'exclut pas l'existence simultanée d'une commanderie Hospitalière sur la commune de Saint Georges.

En étudiant la petite zone de concurrence entre Auzon et Saint Georges s'étendant sur les communes de Marigny Brizay, Saint Cyr et Dissay, on en déduit que les terres de Saint Georges étaient déjà hospitalières du temps des templiers et donc que la commanderie de Saint Georges devait déjà exister du temps des templiers bien que nous ne connaissions aucun texte le prouvant. On peut donc supposer que les possessions d'Auzon ont été scindées pour former d'une part une commanderie autonome autour de Châtellerault, Auzon, l'autre partie étant venue, avec Montgauguier, l'Epine, la Lande de Craon et les possessions de la maison de Poitiers, renforcer une maison hospitalière de moindre importance à Saint Georges.

Une autre preuve du passage de possessions d'Auzon à Saint Georges est fournie par le moulin des Ecluselles sur le Clain dans la commune de Saint Georges. Selon Rédet, ce moulin était un membre de la commanderie d'Auzon en l'an 1300. Il est ensuite devenu possession de Saint Georges en 1394 puis 1478. Voir Rédet à ce nom page 155.
Le fonds des archives de la Vienne comporte pour Saint Georges et ses satellites 35 liasses datées de 1258 à 1783.

3b – Montgauguier ; 3c – La Lande de Craon
La partie Ouest du domaine provient de l'annexion de la commanderie templière de Montgauguier commune de Maisonneuve près de Mirebeau d'une part et de la commanderie de La Lande de Craon, toute proche, d'autre part. Et ce, notamment pour les communes de Chouppes, Craon, Massognes, Mazeuil, Montgauguier, Saint Jean de Sauves, Verrue et Vouzailles. Ceci est d'ailleurs corroboré par la présence de "l'hôtel du temple" près de Poligny commune de Chouppes sur un document de 1439. Ces terres ont sûrement été revendiquées par la commanderie de Loudun car on trouve des documents provenant des deux commanderies concernant Vieillemont dans la commune de Craon.

L'origine de la commanderie de la Lande de Craon n'est pas clairement déterminée. En effet, Rédet cite cette commanderie comme Hospitalière et indépendante de Montgauguier avant son rattachement au XVe à Saint Georges. Ceci inciterait à dire qu'elle ne dépendait pas de Montgauguier. Cependant, une transaction (27) entre le seigneur de Mirebeau et le précepteur de Montgauguier datant de 1285 établit que ce dernier possédait le droit de haute et basse justice à Montgauguier et à la Lande de Craon. La question reste donc non élucidée, et la concurrence entre les deux ordres est probable.

Il existe une autre zone de concurrence entre les deux commanderies hospitalières de Loudun et de Saint Georges sur les communes de Chouppes et Mazeuil. Notre étude du dictionnaire de Rédet prouve donc que nous avions sur ces deux communes à la fois des templiers rattachés à Montgauguier (ou peut être à La Lande de Craon) et des Hospitaliers rattachés à Loudun déjà hospitalière du temps des templiers.

Montgauguier (28) a été créée vers 1258. Il reste de la commanderie templière le porche d'entrée et la chapelle à chevet plat. Un retable d'autel provenant de Montgauguier et ayant fait couler beaucoup d'encre (29) est au musée Sainte Croix de Poitiers. La commanderie de Montgauguier a fondé la commanderie templière de Saint Georges de la Lande (commune de Gourgé 79) et celle de l'Epine (28a) (commune de Béruges 86)

3d – L'Epine
La partie Sud-ouest des terres de la commanderie de Saint Georges provient de l'annexion de la commanderie templière de l'Epine notamment pour la commune de Béruges.

Détruite lors des guerres de religion, la commanderie de l'Epine (26a) a presque totalement été reconstruite au XVII par le commandeur Dauvet des Marets de l'ordre de Malte (1682-1691). Ne reste des templiers que la façade de la chapelle du XIIIe siècle.

3e – Chasseneuil
Reste le problème posé par Chasseneuil (30) aux portes de Poitiers. Déjà, dans son article paru dans le bulletin des Antiquaires de l'Ouest, monseigneur Barbier de Montault suspectait la présence de templiers sur la commune de Chasseneuil compte tenu des dénominations telles que "treille du Temple" sur un document de 1433, "vallée du Temple" sur un document de 1447, "maison du Temple" sur des documents de 1516, 1601 et 1651.

Le document (31) publié par la société des Archives du Poitou concernant le cartulaire de l'évêché de Poitiers pour la paroisse de Chasseneuil comporte la mention : "item preceptor de Ausonnio V solidos de censu de domo sua de Chassenolio ad festum sancti Michaelis". Ce document est particulièrement intéressant pour essayer de résoudre le problème posé par la commanderie de Chasseneuil. C'est en effet le précepteur d'Auzon qui était installé dans un hôtel appartenant aux Templiers à Chasseneuil, passé par la suite dans les possessions des hospitaliers de Saint Georges. Auzon possédait encore des terres incluses dans le territoire de Saint Georges notamment dans la commune de Saint Cyr, à la Bourdillière dans la même commune. On peut donc en déduire que la commanderie de Chasseneuil était templière et rattachée à la commanderie d'Auzon puis ensuite à Saint Georges.

L'hypothèse consistant à dire que la commanderie d'Auzon venait jusqu'aux portes de Poitiers est logique sur la carte si l'on considère que la "Via Turonensis", une des principales voies du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle (RN 10) était alors couverte de possessions templières pour l'ensemble de la traversée de la Vienne à savoir : Auzon de Dangé à Saint Georges, Chasseneuil (dépendant d'Auzon), Poitiers puis L'Epine (Béruges) et enfin Roche (Lusignan) avant de passer en Deux Sèvres direction Melle et Saint Jean d'Angély.

Au passage, même si cela n'a pas d'importance pour le sujet, on peut évoquer ici l'importance de Chasseneuil lors du haut moyen âge, puisque ce village abritait le palais franc, lieu de naissance de Louis le Pieux ou le Débonnaire fils de Charlemagne, roi d'Aquitaine puis empereur d'Occident en 813.

On peut également s'étonner de la coexistence à si peu de distance de 3 lieux appelés "Hopitau". Le premier situé à Chasseneuil et cité par Mgr Barbier de Montault (Commanderie de Chasseneuil ou L'Hopitau), le second à Saint Georges cité par Rédet (1332), dénomination toujours portée par la commanderie de Saint Georges et le dernier à Chaume, commune de Dissay. On peut penser que ces différents hôpitaux étaient le fruit d'une concurrence charitable entre Templiers et Hospitaliers.

Puisque l'on en est aux hypothèses, une autre mériterait d'être étudiée. On sait qu'en l'an 1141 Aliénor d'Aquitaine fonde pour les pèlerins (de Saint Jacques ?) l'Hopiteau (32) et qu'elle en confie la gestion aux Templiers. Cette information dont je ne connais pas la source manuscrite est curieuse quand on sait que les lieux dénommés l'Hopitau qui sont très nombreux en France, sont normalement gérés par les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Auzon, de par son installation à l'Hopitau de Chasseneuil serait donc candidat à l'exception décrite ci-dessus d'autant plus que les liens unissant Aliénor à Auzon sont nombreux. En effet, le père d'Aliénor, Guillaume X d'Aquitaine a pu participer à la fondation de la commanderie compte tenu de ses démêlées avec Saint Bernard et de son attachement au pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle, lieu de sa mort. De plus, la mère d'Aliénor, Aénor était fille du vicomte de Châtellerault et enfin la décoration de la chapelle d'Auzon évoque indirectement le statut de reine de France avec ses Fleurs de Lys (le symbole de l'Aquitaine, de Châtellerault et de Poitiers était le léopard ou le lion) et ses fresques représentant Sainte Radegonde reine de France.

Groupe 4 – Auzon
On pense qu'Auzon a été créé entre 1130 et 1140 sans que ceci puisse, pour l'instant, être démontré formellement. En effet, l'architecture de la chapelle évoque bien cette époque pour les spécialistes. Auzon étant une baillie (2a) doit donc être contemporaine de la première structure templière constituée lors du voyage d'Hugues de Payens en occident (1127). Contemporaine également de la plus ancienne commanderie du Poitou : La Coudrie fondée par Hugues de Payens en personne suite à un don daté de 1128, de l'installation des templiers à Poitiers (1139) et de la création de la baillie de La Rochelle aux environ de 1130 (avant 1139 date de donations de moulins par Aliéner et Louis VII). De plus, la décoration de la chapelle d'Auzon, basée sur la Fleur de Lys et Sainte Radegonde, ne peut que très improbablement être postérieure à la répudiation d'Aliénor comme reine de France soit 1152.

Les possessions d'Auzon, bien qu'elles aient été amputées au Sud comme nous l'avons vu ci-dessus, sont concentrées le long des rivières de la Vienne et du Clain. Ce sont les terres les plus riches du département.
Elles sont jouxtées à l'Est par les possessions de la commanderie de Saint Antoine de la Foucaudière à Saint Sauveur (ordre des Antonins, groupe 6). Plusieurs terres de ces deux commanderies sont d'ailleurs imbriquées mais la Foucaudière n'existait pas encore du temps des templiers.

Au Nord Ouest se situent les terres parfaitement contiguës de la commanderie templière de l'Ile Bouchard dont le commandeur assistait aux chapitres tenus à Auzon. Des témoins ayant entendu dire de la part de frères de l'Ile Bouchard qu'un chat noir (33) était apparu pendant un chapitre à Auzon sont à l'origine de la terrible légende qui n'est d'ailleurs pas étrangère au choix du nom du cabaret de Rodolphe Salis à Paris. Mais c'est une autre histoire.

Au Sud, la commanderie hospitalière de Saint Georges comme déjà expliqué.

Les textes sont peu bavards sur la commanderie templière d'Auzon car l'ensemble des archives a été pillé (34) en 1569 et en 1592 par les soldats des guerres de religions. Il a été difficile au commandeur de l'époque (1604) André de Grain de Saint Marsault de refaire la liste des possessions de la commanderie. En tant qu'anecdote nous révélerons que le document de la société des antiquaires de l'Ouest qui relate les faits signale également que René Descartes, en tant que sieur du Perron, relevait de la commanderie d'Auzon !

En 1331 (35) la commanderie hospitalière de l'Hopiteau (36) (Puy Nayron, commune de Boussais 79) est rattachée à une autre commanderie hospitalière, Prailles (37) (commune de Saint Martin de Sanzay 79) créée en 1160. Puis, en 1462 les commanderies de Prailles et de Puy Nayron sont rattachées à Auzon. Je ne vois pas d'autre raison pour ces rattachements de commanderies disjointes et assez distantes qu'une compensation de revenus après la scission des possessions d'Auzon au profit de Saint Georges comme expliqué ci-dessus. Auzon, commanderie principale des templiers, a dû être considérée par l'ordre des Hospitaliers comme trop étendue ou trop importante compte tenu de sa proximité avec Poitiers pour être gérée par un seul commandeur. Les commandeurs d'Auzon signent (38) alors "commandeurs d'Auzon, Prailles et l'Hopiteau".

Comme les autres commanderies, Auzon sera vendue comme bien national durant la révolution. Les bâtiments conventuels existaient encore sur le cadastre de 1835 mais ont été détruits par la suite. Reste la chapelle classée en 1913 (fresques) et 1938 (monument) puis restaurée en 1966. C'est le plus intéressant monument templier qui nous reste dans la Vienne avec la commanderie des Moulins.
Le fonds des archives de la Vienne comporte pour Auzon 27 liasses de 1239 à 1785.

Groupe 5 – La Villedieu du Clain
C'est le groupe de commanderies dont la situation est la plus confuse. Les hospitaliers ont regroupé un ensemble disparate de commanderies templières et hospitalières pour en faire une entité appelée commanderie de Roche-Villedieu. Le fonds des archives de la Vienne comporte 28 liasses de 1313 à 1783

Nous débuterons par la commanderie hospitalière de La Villedieu du Clain. Le lieu s'appelle maintenant château Gaillard (39) propriété des religieuses de Notre Dame, il ne reste actuellement qu'un pigeonnier du XVIIe. La citation de la Villedieu la plus ancienne dans Rédet date de 1360. Selon Longuemar (40) il existe quelques doutes sur une origine templière de cette commanderie. Cette hypothèse reprise par F. Semur (41), E. Offredi (21a) et divers sites internet est rejetée par Julien Vialard (42) en vertu d'un document de 1187 établissant que cette commanderie était hospitalière. A l'origine, la commanderie devait être attenante à l'église puis les hospitaliers s'installèrent au Fort à Aslonnes (Rédet : ancienne habitation du commandeur) ce qui fait, par définition, du fort d'Aslonnes une "commanderie".

Les terres de La Villedieu sont situées immédiatement au Sud de Poitiers.
Parmi les possessions de La Villedieu, le lieu dénommé "le Temple" (42) dans le village de Salles en Toulon pose une énigme car l'endroit est loin de toute autre possession templière. Il doit donc s'agir d'un autre sens du terme "Temple" que le sens templier (Temple romain ?).

5b – Roche
Il existe un document templier de 1216 parlant du précepteur de Roche, Geoffroy Bernard, dont la fondation est antérieure à 1214. La commanderie de Roche, sur la commune de Cloué près de Lusignan, ainsi que celle de Toufou sur la même commune et dépendant de Roche, furent remises aux hospitaliers en 1313 (43) Ce n'est que plus tard (44) que cette commanderie sera annexée à celle de la Villedieu. Les terres de la commanderie de Roche sont disposées le long de la "Via Turonensis" (RN 11 puis D150 à cet endroit) et forment un ensemble cohérent. A l'Est, quelques possessions sont disposées le long de la voie Poitiers Civray et pouvaient servir d'étape sur cette route nord-sud.

Il reste peu de chose de la commanderie de Roche (45) après la destruction de la chapelle et des bâtiments conventuels en 1855. Il ne reste de l'époque templière que le cellier et un gisant au musée Sainte Croix de Poitiers (29a). Les terres rattachées à Roche forment la partie Ouest du domaine de la Roche-Villedieu.

5c – Beauvoir
Un troisième ensemble est formé par la commanderie de Beauvoir, sur la commune de Mignaloux-Beauvoir, d'origine hospitalière. La commanderie de Beauvoir est citée par Rédet pour un acte de 1295. On est donc sûrs de son origine hospitalière. Cette petite commanderie assez ramassée au Sud Est de Poitiers était un membre de la Villedieu dès 1187 (46).

5d – La Lande de Ste Radegonde
Reste un dernier groupe plus isolé à l'extrême Est du domaine, à Chauvigny et à Sainte Radegonde en Gâtine. Pour ce qui est de Chauvigny intra muros, l'étude très documentée (47) de Jacques Duguet démontrant la confusion entre une maison du temple et un très ancien temple protestant nous fera écarter l'hypothèse d'une présence templière dans la ville de Chauvigny malgré de nombreuses citations chez des auteurs dignes de foi.

Pour la commanderie de La Lande (40a) à Sainte Radegonde en Gâtine à l'écart sur le cours de F. Auzon, il s'agit d'une petite maison hospitalière dépendant de la commanderie hospitalière de la Roche-Villedieu et non de celle d'origine templière de Roche comme l'a écrit Rédet à l'article "Ste Radegonde" ce qu'il a lui-même infirmé à l'article "Lande (La)". La pièce la plus ancienne citée par Rédet date de 1445. La présence des templiers à Chauvigny et sa région reste donc une hypothèse non vérifiée et improbable comme le signale Julien Vialard dans son mémoire page 251.

Les possessions foncières de la commanderie de Roche-Villedieu sont parfaitement contiguës avec celles de Saint Georges et sans imbrication ce qui est naturel entre deux commanderies du même ordre.

Groupe 6 – La Foucaudière
L'histoire de cette commanderie a été étudiée en détail par l'abbé Lalanne (48). Située sur la commune de Saint Sauveur à l'Est immédiat de Châtellerault, elle a été fondée en 1349 après un don d'Adam de Soisson et sa femme pour combattre le feu de Saint Antoine appelé maintenant l'ergotisme mais aussi la peste Florentine et la lèpre. L'établissement de Saint Sauveur dépendait du monastère de La Lande (commune de Saint Maixent 79) affilié à Saint Antoine de Viennois (Augustins) elle devint commanderie le 25 septembre 1366. De nombreux dons en font un domaine important et très concentré autour de Saint Sauveur (45 citations sur cette seule commune). Elle fut dévastée lors des guerres de religions en 1562 et relevée par Laurent et Philippe d'Astruct en 1619. Elle devient à cette époque la maison principale de l'ordre. L'ordre de Saint Antoine s'affilia à l'ordre de Malte le 18 juillet 1777. L'ancien cœur des religieux de la chapelle de l'ordre est devenu église paroissiale.

Il n'y a aucune origine templière prouvée à la commanderie de la Foucaudière comme le prétendent certains sites internet.

Il existait deux autres possessions de l'ordre de Saint Antoine sur le département de la Vienne, citées par Rédet, dépendant également de Saint Antoine de la Lande : La commanderie d'Angliers (canton de Moncontour) et à Chalandray (canton de Vouillé)

Groupe 7 – Maison Dieu de Montmorillon
Encore une source de grandes confusions amplifiée par l'énigmatique chapelle octogonale. Du temps de Viollet le Duc, il était à la mode d'attribuer toutes les constructions octogonales aux templiers comme symbole du Saint Sépulcre. En fait, l'origine de la Maison Dieu est bien décrite dans le n· 25 du Picton sous la plume de JM Rivaux ainsi que dans le mémoire de Julien Vialard à la page 20. Avant 1107, un chevalier poitevin de la première croisade, Robert du Puy fonde une maison hospitalière affiliée à l'ordre militaire des Hospitaliers du Saint Sépulcre. La Maison Dieu est donc antérieure aux Templiers fondés en 1119. La Maison Dieu a abandonné assez vite sa vocation militaire d'origine pour se consacrer à sa fonction hospitalière. Elle a cependant gardé la tradition d'appeler certains de ses membres dispersés "commanderies" avec le même sens d'établissements secondaires qu'au XIIe siècle. C'est ainsi que des hôpitaux ont été fondés à partir de la maison mère de Montmorillon dans plusieurs petites villes dispersées du Sud-Est de la Vienne. Cette région plus pauvre et en dehors des voies de pèlerinage était désertée par les grands ordres. Rédet dénombre 9 commanderies toutes situées dans le sud du département sauf Cuhon dans le canton de Mirebeau. A partir de 1615 la Maison Dieu est gérée par des Augustins jusqu'en 1791.
La Maison Dieu possédait de nombreuses terres qui n'ont pas été reprises ici car la Maison Dieu elle-même n'est pas considérée comme étant une commanderie.

Groupe 8 – Citations dépendant de commanderies hors de la Vienne

8a – Civray dépendant d'Ensigné 79 (Templier)
L'origine templière de Civray est attestée par un manuscrit étudié par Dom Fonteneau daté de 1184 (49) L'ensemble des possessions forme un petit ensemble cohérent au Sud du département relié à Poitiers via les terres Est de la commanderie de Roche (et peut être La Villedieu selon l'hypothèse de Longuemar). Après 1313 Civray a été annexée à la commanderie templière d'Ensigné (Brioux sur Boutonne 79) pourtant assez éloignée vers l'ouest. Civray est une étape sur la voie moderne de Saint Jacques.
Il reste de Civray (50) la chapelle transformée en grange. De plan rectangulaire, elle mesure 17,50m x 6,30m.
Lizant était une dépendance de Civray (Rédet parle de maison) de même certainement que Fontmorant (51) (la Chapelle Bâton) cité dans Beaunier-Besse et Semur mais pas dans Rédet.

La commanderie mère d'Ensigné (52) a été créée par Hugues de Payens lui-même entre 1127 et 1130. C'est une très importante commanderie templière avec de très beaux vestiges romans située plus au Sud sur la "Via Turonensis". Les archives de la Vienne possèdent 11 liasses sur la commanderie templière d'Ansigny (autre orthographe).

8b – Rouflac dépendant de Blizon 36 (Templiers)
A l'Est du département, commune d'Haims proche de la Trimouille était la commanderie templière de Rouflac (40b). La plus ancienne citation de Rédet date de 1263. Cette commanderie a été rattachée à celle de Blizon (Indre) en plein cœur de la Brenne en 1470 (53).
Il existe 38 liasses (1193-1709) sur la commanderie templière du Blizon aux archives de la Vienne

8c – Lavausseau dépendant de Saintt Rémy 79 (Hospitaliers)
La commanderie de Lavausseau (54) située à l'ouest du département, a été créée en 1192 par les Hospitaliers (seul un site internet la cite comme templière) près d'un gué sur la Boivre. Les possessions foncières de la commanderie de Lavausseau ont été très importantes à cheval sur les départements de la Vienne et des Deux Sèvres et la commanderie était particulièrement puissante avec de nombreux moulins et tanneries.

Les guerres de religion ont été néfastes à la commanderie qui a périclité puis a été rattachée à Saint Remy de Verruye (Deux-Sèvres) au XVe siècle. Saint Rémy possédait déjà quelques terres directement sur la commune de Chalandray sur le département de la Vienne (citées par Rédet).

L'activité de tanneurs encore présente de nos jours à Lavausseau est un vestige de l'activité de la commanderie. Le site sert actuellement de mairie et d'école et la partie historique est constituée d'une cheminée du XVe siècle. L'église de la commanderie est devenue église paroissiale en 1858. Il reste également des souterrains et d'autres traces aux alentours.
Les domaines hospitaliers de Lavausseau, Saint Georges et Roche-Villedieu sont parfaitement contigus sans zones de recouvrement.

8d – Dépendances de l'Ile Bouchard (Templiers)
Au nord du département, entre les terres d'Auzon et celles de Loudun se situent de nombreuses possessions Sud de la Commanderie templière de l'Ile Bouchard et de Paye la Vineuse (membre de l'Ile Bouchard). Ainsi avec Loudun et Auzon, les possessions des templiers étaient particulièrement denses au sud de Chinon.
Nous avons ci-dessus tiré les conclusions qui s'imposaient compte tenu de l'emplacement des terres de l'Ile Bouchard.
Une voie templière parallèle à la "Via Turonensis" se dessine en partant de l'Ile Bouchard, Paye la Vineuse (dépendant de l'Ile Bouchard), Savigny sous Paye puis Montgauguier avant de rejoindre les Deux Sèvres direction Parthenay.

8e – Dépendances de Fretay (Templiers)
Buxeil au nord d'Auzon est le seul membre de la Vienne rattaché à la commanderie templière de Fretay, commanderie templière située au milieu de la Brenne.

9 – Prieuré commanderie de Saint Genest de Cherchilly
Une exception curieuse est fournie par le prieuré de Saint Genest de Cherchilly commune de Sillars près de Lussac les Châteaux. Ce prieuré de l'abbaye bénédictine de Saint Savin est déclaré prieuré commanderie sur un document daté de 1692 et cité par Rédet sous la mention "Cherchillé" sans autre explication. L'appellation prieuré commanderie est tout à fait inhabituelle pour un prieuré bénédictin. Peut être dépendait-il avant de la Maison Dieu de Montmorillon toute proche ou encore de la commanderie de Rouflac pas beaucoup plus loin ?
Sources : J. F. Lavrard – Association Guillaume de Sonnac. Colloque Templiers – 18 octobre 2008 – Réalisé à la Commanderie d'Auzon – 86

 

Notes
1 – J.M. Rivaux – Picton n·25.
2   2a – Trudon de Ormes – Maisons du temple en orient et en France – Revue de l'Orient Latin 1898.
3 – Annexe 1.
4 – Annexe 2.
5 – Sources du GIET – Manuscrit de Rebet
6 – Annexe 3.
7   7a     7b – J.M. Rivaux – Picton n· 24.
8   8a     8b – R Favreau – Histoire de Poitiers page 118 et Archives historiques du Poitou Tome VIII – Comptes et enquêtes d'Alphonse de Poitiers, page 126 à 129.
9 – R. Brothier de Rollière – Poitiers, Histoire des rues et guide du voyageur pages 13, 92 et 165
10   10a – Site des Archives de la Vienne
11 – M.L. Rédet – Dictionnaire topographique du département de la Vienne – rubrique "Poitiers" – Page 324.
12 – H. Treuille – La commanderie d'Auzon au XVII et XVIIIe siècle (12b) Bulletin des Antiquaires de l'Ouest 1871-1876 – X. Barbier de Montault – La commune de St Georges les Baillargeaux, page 173.
12b   12c   12d – Bulletin des Antiquaires de l'Ouest – 1871-1876 – X. Barbier de Montault – La Commune de Saint-Georges les Baillargeaux, page 173.
13 – R. Brothier de Rollière – Poitiers, Histoire des rues et guide du voyageur, page 165.
14 – L. Couturaud – Picton n· 13.
15 – R. Brothier de Rollière – Poitiers, Histoire des rues et guide du voyageur, page 179.
16
Société des Archives du Poitou 1923 tome XLIV "Recueil de documents concernant la commune et la ville de Poitiers" Tome I de 1063 à 1327 pages 101 LII note 3, et Julien Vialard – L'ordre du Temple en Poitou Charentes – Mémoire de master au centre d'études supérieures de civilisation médiévale à Poitiers page 234.
17 – M.L. Rédet – Dictionnaire topographique du département de la Vienne – rubrique "St Jean" Page 377.
18 – F. Semur – Abbayes, prieurés et commanderies de l'ancienne France – page 292.
19 – Base Mérimée – Recherche; édifice – commanderie – Loudun
21   21a – E. Offredi-Jeulin – Les Hospitaliers en Poitou au XVe siècle – thèse 1983.
22 – S. Noyelles et S. Rohaut – histoire des rues de Loudun – T VII – 2002 – pages 24 et 25.
23 – Julien Vialard – L'ordre du Temple en Poitou Charentes – Mémoire de master au centre d'études supérieures de civilisation médiévale à Poitiers page 252.
24 – J.M. Rivaux – Picton n· 23.
25   25a – Base Mérimée – Recherche; édifice – commanderie – Bournand
26   26a – J.M. Auzanneau – A la gloire des templiers, page 60.
26b – Alain Jacquet – Templiers et Hospitaliers en Touraine, page 33.
26t – Société des Archives du Poitou 1923 tome XLIV "Recueil de documents concernant la commune et la ville de Poitiers" Tome I de 1063 à 1327 pages 373 – 374 CCLXVIII.
27 – Documents inédits pour servir à l'histoire du Poitou – Société des antiquaires de l'ouest – 1876 – pages 97 et suivantes.
28   28a – J.M. Auzanneau – A la gloire des templiers, page 65.
29   29a – M.A. de la Bouralière – Deux souvenirs des templiers en Poitou –
Bulletin des Antiquaires de l'Ouest 1901 page 38 et suivantes.
30 – Mgr Barbier de Montault – La commune de Chasseneuil –
Bulletin des Antiquaires de l'Ouest 1871-1876 page 187.
31 – Société des Archives du Poitou 1881 tome X à partir de la page 50 citation page 57.
32 – Chronique de la France et des Français (Larousse) – années 1140-1144.
33 – M. Michelet – Procès des templiers – Tome I pages 224 et 225.
34 – H. Treuille – La commanderie d'Auzon au XVII et XVIIIe siècle et A. Barbier – René Descartes, sa famille, son lieu de naissance –
Bulletin des Antiquaires de l'Ouest 1898-1900 page 619.
35 – Mme Clément – Histoire de Boussais
36 – J.M. Auzanneau – A la gloire des templiers, page 49.
37 – J.M. Auzanneau – A la gloire des templiers, page54.
38 – Registres de l'ancienne paroisse de Pouthumé – année 1686.
39 – Site de la Villedieu du Clain
40     40a   40b – J.M. Rivaux – Picton n· 25.
41 – F. Semur – Abbayes, prieurés et commanderies de l'ancienne France, page 290.
42 – Julien Vialard – L'ordre du Temple en Poitou Charentes – Mémoire de master au centre d'études supérieures de civilisation médiévale à Poitiers page 253.
43 – C. Tranchant – Remise de maisons diverses de templiers aux chevaliers hospitaliers de St Jean de Jérusalem dans le Poitou –
Bulletin des Antiquaires de l'Ouest 1880 – 1882 page 458.
44 – Idem page 460.
45 – J.M. Auzanneau – A la gloire des templiers, page 64.
46 – Fonteneau – Le grand prieuré d'Aquitaine – Tome 52.
47 – J. Duguet – A propos de "la maison des templiers" et du temple des réformés – non publié
48 – Abbé Lalanne – Histoire de Chatelleraud et du Chatelleraudais – Tome I page 247 et suivantes.
49 – Dom Fonteneau Tome XVIII page 555.
50 – J.M. Auzanneau – A la gloire des templiers, page 64.
51 – F. Semur – Abbayes, prieurés et commanderies de l'ancienne France, page 289.
52 – J.M. Auzanneau – A la gloire des templiers, page 49.
53 – M.L. Rédet – Dictionnaire topographique du département de la Vienne –rubrique "Poitiers" – Page 366.
54 – L. Rousseau – Souchard – Picton n· 35.
Sources : J. F. Lavrard – Association Guillaume de Sonnac. Colloque Templiers – 18 octobre 2008 – Réalisé à la Commanderie d'Auzon – 86

Etudes templières visitées 448009 fois

Licence Creative Commons
Les Templiers et Les Croisades de Jack Bocar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 4.0 International.
Fondé(e) sur une oeuvre à http://www.templiers.net/.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.templiers.net/.