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Les commanderies de France triées par département

Département de la Meurthe-et-Moselle

Cercueil   (54)
Maison du Temple de Cercueil, de nos jours Cerville
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Tomblaine, Commune: Cerville - 54


Maison du Temple de Cercueil
Localisation: Maison du Temple de Cercueil


La présence passée des Templiers à Cercueil, à l'Est de Nancy, a été controversée. Il semble bien cependant qu'ils se soient implantés au Nord-Ouest de la localité, au lieu-dit l'Averseau, situé sur le versant d'un coteau faisant face à Amance. Cette version des faits a été retenue par Edouard Salin lors des découvertes qu'il fit surplace vers 1930. L'établissement se serait situé non loin d'un chemin romain qui conduisait à Scarpone.

En 1219, Agnès de Bar, dite Thomasse, duchesse de Lorraine, avec le consentement de son fils Thiébaut, donna en aumône aux Templiers Albert de Harenberviller (Erbéviller), son frère et sa femme.

On retiendra que vers 1218, le grand maître de la maison ducale était Lambirin d'Ourches qui descendait des sires de Joinville dont certains se croisèrent au XIIe siècle et qui épousa une héritière de la maison d'Ourches à condition d'en porter le nom et les armes. Les Templiers de Cercueil ont donc pu bénéficier des libéralités du duc et de son ministre, vraisemblablement au début du XIIIe siècle.

Plus tard, aux assises de Cercueil de 1296, en présence de Vincent Thiériat, bailli du duc de Lorraine, Liébaut de Cercuès fera une déclaration selon laquelle: « la maison du Temple de ce lieu a droit de prendre et lever chacun an, à perpétuité, dix résaux de mouture sur le moulin de Baignerant, le jour de la Saint Martin d'hiver, avec pouvoir d'y moudre sans rien payer, à charge de nourrir le meunier ou le valet qui apportera la farine. »

Par ailleurs, les Templiers auraient possédé dans le village même une maison, dans la rue Haute, où habitait leur fermier et qui fut ruinée pendant les guerres. Ils y avaient le droit de troupeau à part et de bergerie exempte de dîme, un gagnage consistant en terres arables, chènevières et prés, plusieurs pièces de bois taillis, des cens en grains, en argent et en poules.

On a rapporté que la ferme de la Bouzule aurait été une dépendance des Templiers de Cercueil mais elle serait passée aux mains des Hospitaliers au cours du XIIIe siècle. Aucune trace ne subsiste aujourd'hui de cette fondation du Temple.
D'après l'ouvrage: Les Templiers en Lorraine de Michel Mazerand. Edition JMC.

Cercueil, un village de l'ancien duché de Lorraine
Origines. Les origines de Cercueil sont assez obscures. On cite cependant l'existence d'une voie romaine de second ordre qui allait à Scarpone et passait sur les territoires actuels de Lenoncourt et de Cercueil, puis suivait les rives de la Moselle après avoir contourné le camp romain de Dommartemont.

L'auteur de la vie des Evêques de Toul, écrit Henri Lepage, raconte que saint Epvre, qui occupa le siège épiscopal de 500 à 507, guérit une femme de Cercueil (de villa Sarcofago), qui était folle et faisait et disait des choses épouvantables. » C'est la première fois que Cercueil est mentionné dans un écrit; on ne le retrouve plus qu'à la suite des nombreuses guerres féodales entre les membres de la maison ducale de Lorraine, au moment de la création d'importantes seigneuries à Lunéville, Amance, Flavigny, Lenoncourt, etc. De cette dernière dépendait « la ville de Cercueil. » Le village prend une plus grande importance lors de l'apparition des Templiers qui avaient fondé en Lorraine 12 établissements, notamment à Cercueil, Millery, Lunéville, Gelucourt.

Les Templiers, Les Hospitaliers « Les Templiers possédaient à Cercueil, écrit Henri Lepage, une maison dont l'existence est attestée par un titre de 1296: c'est une déclaration faite aux assises de Cercueil, tenues, cette année, pardevant Vincent Thiériat, bailli du duc, par Liébaut de Cercués, et où il est dit que la maison du Temple de ce lieu a droit de prendre et lever chaque année, à perpétuité, dix résaux de mouture sur le moulin dudit Cercueil, le jour de la Saint Martin d'hiver, avec pouvoir d'y moudre sans rien payer, à charge de nourrir le meunier ou le valet qui amènera la farine. »

Les Templiers exploitaient à Cercueil les vastes carrières du territoire fournissant depuis longtemps les dalles mortuaires et les sarcophages; c'est d'ailleurs là qu'on peut trouver l'origine du nom de Cercueil, traduction française du latin Sarcofagus, qui était primitivement le nom du village.

Des fouilles ont fait découvrir en 1838, près du lieu-dit « La Vervaux » dans les champs, près du bois, des débris de dallages, tuileaux et briques, et trois squelettes de chevaliers tournés vers l'orient et placés côte à côte avec des armes. Dans la même direction, mais plus près du village, on raconte qu'on voyait encore quelques tuiles et la base d'une colonne, seuls vestiges de la maison du Temple de Cercueil.

A l'abolition de l'ordre, en 1314, les biens des Templiers de Cercueil passèrent aux Hospitaliers de Saint-Jean-du-Vieil-Aître, près Nancy, de l'ordre de Malte. Ceux-ci habitèrent longtemps l'ancienne maison des Templiers, située dans la rue Haute, au lieu-dit actuellement « au haut chemin. » L'ermitage, avec les chènevières, « contenait 2 jours 7 hommées », et était situé dans l'angle compris entre le chemin de Nancy et celui de Saint-Nicolas toute la propriété était entourée de « hayes vives », de sorte que le commandeur de l'ordre, comme le mentionnent les écrits du temps, « était enfermé dans son contour. »

Les Hospitaliers possédaient à Cercueil des bois, des champs et des prés; ils recevaient des habitants un cens composé de grain, de poules et d'argent. Ils avaient le droit de parquer leurs moutons sur tout le territoire sans rien payer mais, pas plus que les paysans du lieu, ils ne pouvaient « faucher leurs preys ni coupper leurs bleds » que lorsque le seigneur du village avait lui-même commencé à le faire. Les Hospitaliers de Cercueil logeaient les voyageurs et ceux-ci trouvaient en passant « le vivre et le couvert », quelquefois des habits et de l'argent pour continuer leur route ou pour se rendre à un autre monastère où ils recevaient les mêmes secours. La maison des Hospitaliers de Cercueil fut complètement ruinée pendant les guerres du XVIIe siècle.
Sources: M. S. Germain. Le Pays lorrain. Nancy 1924

Maison du Temple de Cercueil
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Tomblaine, Commune: Cerville - 54


Maison du Temple de Cercueil
Localisation: Maison du Temple de Cercueil


Cercueil (Sarcofagus) est le nom d'un village situé à une lieue et demie au nord-est de Nancy. Un mémoire judiciaire, publié au commencement du XVIIIe siècle, à l'occasion d'un procès entre le comte d'Ourches et le commandeur de Saint-Jean-le-Vieil-Aître, mentionne un acte portant la date de 1296, et par lequel un nommé Liébaut de Cercueil s'engageait à payer aux Templiers une redevance de blé (1). Il est probable qu'une portion des biens dépendant de ce temple fut donnée, vers la fin du XIVe siècle, aux Hospitaliers de Saint-Jean de Nancy.
1. V. Le département de la Meurthe, par M. H. Lepage, t. II, page 100.
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

Cercueil, canton de Saint-Nicolas (Maison de Templiers)
— La Maison du temple de Cercues, 1296 (Charte de l'Ordre de Malte)
— Cercuel, 1420 (dom. de Nancy)
— Sercuel, 1424 (Ibidem)
— Sercuer, 1492 (dom. d'Amance)
— Sercueur, 1506 (Trésor des Chartes, B. 7614)
— Sercueil, 1550 (dom. d'Amance)
— Sercueulf, 1557 (dom. de Lenoncourt)
— Sercoeur, 1594 (dén. de la Lorraine)
— Sercueul, 1600 (dom. d'Amance)
— Le fief de Cercueil relevait de la châtellenie de Nancy, baillage de cette ville. Il fut érigé en 1765, sous le nom d'Ourches.
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe-et-Moselle, par M. Henri Lepage. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII

 

Einville   (54)
Domaine du Temple d'Einville
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement et Canton: Lunéville, Commune: Einville-au-Jard - 54


Domaine du Temple d'Einville
Localisation: Domaine du Temple d'Einville


Quoique suivant Dom Calmet, il soit fait mention d'Einville, sous le nom d'Audoeni villa, dans un acte de l'an 892, c'est seulement à partir du XIIIe siècle qu'on trouve des titres concernant celle localité : au mois de novembre 1249, le duc Mathieu cède à frère Demenge, commandeur de la maison du Temple de Saint-Georges de Lunéville, les dimes d'Einville, Bonviller, Sionviller, Crion, Bienville, Raville, Harmonville et Valhey, qu'il avait acquises de Renaut de Romont.

En 1251, Virion de Neuviller abandonne aux Templiers de Saint-Georges ce qu'il avait dans les dîmes et le trait ou le revenu des églises des mêmes lieux.

En 1271, Renaut de Castres fait encore don à la même maison du Temple du patronage de la cure d'Einville. (Ordre de Malte.)
Sources: Henri Lepage. Les Communes de la Meurthe, journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département. Nancy 1853 - Bnf

 

Gerardcourt   (54)
Domaine du Temple à Gérardcourt
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Saint-Nicolas-de-Port, Commune: Ville-en-Vermois - 54


Domaine du Temple à Gérardcourt
Localisation: Domaine du Temple à Gérardcourt


Cet écart de Ville-en-Vermois, au Sud-est de Nancy, n'a jamais été qu'un hameau, mais il a relevé longtemps de la localité disparue de Saint-Hilaire dont subsiste, au milieu des champs, l'église qui dessert à la fois Ville-en-Vermois et Gérardcourt.

Certes, aucun historien n'a évoqué la présence d'une maison templière dans les parages du Vermois. Et pourtant, une lettre du duc Ferry III, datée de 1261, fait état d'un différend: « entre moi d'une part et le maistre et leis frères de lai chivellerie dou Temple en Lorengne d'autre part, ensi com d'omes et de femes de Ville-en-Varmois et Saint-Ylaire... dont li Temples est estei tenant jusques à cest jour. »

Le duc qualifie ces sujets d'hommes et de femmes de Saint-Girgoine et en désigne d'autres à Gérardcourt, Ferrières, Lupcourt et Fléville. Il convient de rappeler à ce propos que le prieuré bénédictin de Saint-Gorgon à Varangéville était collateur du Vermois. Ce qui précède ne peut toutefois suffire à justifier l'existence d'une maison du Temple si l'on n'a recours à la mention d'une maison que posséda à Gérardcourt la commanderie de Saint Jean-du-Vieil-Aître de Nancy qui l'admodia en 1342 au sieur Deport, alors prévôt de Nancy.

Il peut bien s'agir de cette exploitation agricole, située au Nord du hameau, qui comporte une cour centrale, un logis ayant conservé une architecture de qualité et des dépendances.

Et bien que la tradition n'en ait pas fait écho, il est possible que cet ensemble, reconstruit au XVIIe siècle, se soit substitué à un établissement beaucoup plus ancien dont l'importance reste méconnue. Peut-être, un jour, les réserves d'usage seront levées.
D'après l'ouvrage: Les Templiers en Lorraine de Michel Mazerand. Edition JMC

Gérardcourt, hameau commune de Ville-en-Vermois
— Ségneurie de Gérardcourt.
— Alodium apud Giraldi curtem, 1127-1168 (Charte du prieuré de Flavigny)
— Capella Gerardi curtis, 1188 (H. L. II, c. 399)
— Gerarcuria, 1357 (Charte du prieuré de Flavigny)
— Géralcourt, 1420 (Dominicains de Nancy)
— Girarcourt, 1424 (Ibidem)
— Giraucourt, 1559 (Trésor des chartes registre N. 33, folio 95)
— Gérarcourt, 1600 (Dominicains de Nancy)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe-et-Moselle, par M. Henri Lepage. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII

 

Hattonchâtel   (54)
Maison du Temple d'Hattonchâtel
Département: Meuse, Arrondissement: Commercy, Canton: Vigneulles-lès-Hattonchâtel - 55


Maison du Temple d'Attonchatel
Localisation: Maison du Temple d'Hattonchâtel


Hattonchàtel (Hattonis-Castrum), bourg situé à trois lieues de Saint-Mihiel. Albéron de Chiny, évêque de Verdun, qui siégea de 1151 à 1168 environ, donna aux Templiers une terre située au pied de la montagne sur laquelle ce bourg a été construit. Ils devaient, comme nous l'avons dit, y construire un hôpital destiné aux pèlerins (1).
Nous ignorons ce que devint le bien du Temple d'Hattonchâtel, mais il est certain qu'il ne fut pas donné aux Hospitaliers comme les autres biens Temples de l'évêché.
1. V. Histoire de Verdun, page 2S0. Un titre ancien, faisant partie de la riche collection de M. l'abbé Clouet, mentionne une maison de Templiers, située dans un lieu appelé Avillers. Il existe une localité de ce nom dans l'arrondissement de Briey, mais il est beaucoup plus probable qu'il est question, dans ce titre, du village d'Avillers-sous-Hattonchâtel, situé à une lieue au nord de ce bourg. C'était peut-être même dans cet endroit que se trouvait le temple que nous venons de mentionner ; on peut au moins considérer le domaine que les Templiers possédaient à Avillers comme une dépendance de cette maison.
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

 

Jezainville   (54)
Fief du Temple de Jezainville
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Dieulouard - 54


Fief du Temple de Jezainville
Localisation: Fief du Temple de Jezainville


On a vu plus haut que les Templiers possédaient une maison à Jezainville, et il est probable qu'une partie des biens que nous avons indiqués à l'article Millery, comme pouvant appartenir au Temple de ce lieu, dépendaient en réalité de Jezainville, qui en est peu éloigné. Une partie des terres du Temple de Jezainville fut, après la dispersion des chevaliers, donnée aux Antonistes de Pont-à-Mousson. Le commandeur de Saint-Antoine était patron de la chapelle de Sainte-Marguerite à Jezainville (1).
1. V. Pouillé du diocèse de Toul, par le P. Benoit, tome II, page 350, et l'Histoire des Templiers, du P. M. Jeune, tome II, p. 45.
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

Jezainville, canton de Pont-à-Mousson (preceptorie de Templiers)
— Gissainville, 1270 (Titres des chartes, tome I, Pont, fief III, n° 3)
— Inservilla juxta Pontem à Monsson, 1276 (Charte des Antonistes de Pont-à-Mousson)
— L'Hôpital de Gezainville, 1289 (Ibidem)
— Gisienville, 1304 (Titres des chartes I Pont dom. II, n° 13)
— Gizainville, 1385 (chartes de l'abbaye de Saint-Epvre)
— Gisainville, Gesienville, (dom de Pont-à-Mousson)
— Gesainville, (Ibidem)
— Juzainville, (titre de l'abbye de Saint-Epvre)
— Le fief de Jezainville relevait du marquisat de Pont-à-Mousson
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe-et-Moselle, par M. Henri Lepage. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII

 

Libdeau   (54)
Maison du Temple de Libdeau
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement et Canton: Toul, Commune: Brulé - 54


Maison du Temple de Libdeau
Localisation: Maison du Temple de Libdeau


Avant leur disparition, celles de Noroy et Millery ont fait l'objet d'une description qui permet d'élargir le champ de la comparaison.

Les édifices sont, ou ont été, orientés, présentent des façades-pignons comportent une nef de deux ou trois travées et choeur fermé par un chevet droit Xugney faisant exception avec son chevet à cinq pans. Leurs portails, parfois latéraux, sont flanqués de colonnettes à chapiteaux et coiffés d'une archivolte.

La présence des contreforts peut laisser supposer que les voûtes primaires étaient en berceau brisé fragmenté par des doubleaux retombant, entre chaque travée, sur des colonnes rehaussées de chapiteaux et reliés entre eux par un cordon s'appuyant sur les murs gouttereaux.

Pour pallier les effets de la vétusté ou des destructions, les Hospitaliers lancèrent plus tard des croisées d'ogives, modifièrent les ouvertures et embellirent les façades en introduisant des roses. Les colonnes engagées ont alors conservé leurs chapiteaux d'origine ou ont été comme à Marbotte, rehaussées pour recevoir les pénétrations des nervures.

Les autres chapelles, hormis celle de Gélucourt, n'ont apparemment pas fait l'objet de la part des Hospitaliers, du même souci de conservation puisque leurs vestiges ont disparu depuis longtemps, comme en témoigne la récupération opérée au XVe siècle au profit de l'église paroissiale de Dagonville.

Chapelle templière de Libdeau Les Templiers vouaient à la Vierge un culte plus fervent encore que celui de leurs contemporains. Selon la règle de l'Ordre, en effet, « Notre-Dame fut au commencement de notre religion, et en elle, et en l'honneur d'elle, si Dieu plaît, sera la fin de notre religion »

Il n'est donc pas surprenant qu'en Lorraine, comme ailleurs, leurs chapelles aient été consacrées à Notre-Dame dont l'effigie apparaissait le plus souvent en bas-relief sur le tympan du portail, comme à Libdeau ou statufiée dans une niche de la façade.

Il convient toutefois d'établir une distinction entre la dédiasse de la chapelle et le choix du patronyme de l'établissement.

En contrebas de cette artère, un chemin permet d'accéder à une cour de ferme ceinturée de quelques bâtiments ruraux et de cette chapelle orientée au nord-est.

Une charte attribue à l'évêque de Toul, Pierre de Brixey, « li dons dou bois devant Liebedos fait aux frères du Temple dudit lieu. » Le prélat étant mort à Jérusalem en 1192, l'établissement a sans doute été fondé au cours du dernier tiers du XIIe siècle, à l'instigation de cet évêque ou de son prédécesseur Henri de Lorraine.

D'autres donations intervinrent au siècle suivant:
Ainsi, en 1214, le sire Ferri, chevalier de Vaucouleurs, fit don aux Templiers « dou bois qui est deleis lou bois » de leur maison. En 1229, « messire Watiers Coillons de Jaillon, voué de Toul » leur donna un champ devant Libdeau, puis en 1231, « Nicoles, li fis Etienne le chambrier et sa femme firent don dou bois comdit à Trois Chaînes »

Enfin, en 1271, « Baudes, fils Anchier de Tirey et sa femme (d'une part), frère Martin, commandeur des maisons du Temple de Loherenne et frère Renaut, commandeur du Temple de Liebedos et les frères de ladite maison (d'autre part) », font un échange au sujet d'un bois et d'un pré situés au lieu-dit Dessous Longchamps.

Le domaine agricole fut incendié en 1636. Le corps de logis et les dépendances ont été reconstruits à plusieurs reprises, tandis que la chapelle, apparemment moins éprouvée, ne subit que des restaurations avant d'être dégradée à la Révolution.

Celle-ci est de plan rectangulaire mesurant dans oeuvre dix-huit mètres trente de longueur et huit mètres soixante de largeur. Elle comporte trois travées, deux pour la nef et une pour le choeur lequel est fermé par un chevet droit. Ce dernier était percé d'une fenêtre gothique à trois baies aux arcs en lancette avec oculus. La chapelle était voûtée et ses nervures toriques retombaient sur des chapiteaux à corbeille nue avec astragale coiffant des colonnes engagées. La nef était éclairée par de hautes fenêtres à deux baies jumelées et à oculus, à présent murées.

Chapelle templière de Libdeau Huit contreforts épaulent les extérieurs, dont quatre sont angulaires.
Les façades antérieures et postérieures sont constituées de murs-pignons découverts. Celui dans lequel s'ouvrait le portail occidental est ajouré d'une rose au remplage obturé et sa corniche est décorée de mordillons. Porteuse de ses verrières jusqu'au siècle dernier, la rose est encore apparente, tandis que le portail en plein cintre n'est à présent accessible qu'en pénétrant dans une dépendance moderne accolée à la chapelle.

Le tympan trilobé du portail était décoré d'un bas-relief représentant une Vierge à l'Enfant, et deux anges thuriféraires. Il a été déposé et transféré au Musée Lorrain à Nancy

Dans les combles, sous la toiture en tuiles plates, on a découvert, dit-on, une cloche portant l'inscription « Ave Maria gratia plena » qui témoigne de la présence à l'origine d'un clocheton.

Le bas-relief et la cloche autorisent à penser que l'édifice était dédié à Notre-Dame. Là, comme ailleurs, les Hospitaliers ont substitué saint Jean-Baptiste à la Vierge et provoquèrent la fusion des deux commanderies de Libdeau et de Xugney.

Les historiens font mention de terre et de bien de toute nature ayant appartenu au Temple de Libdeau dans une trentaine de villages du Toulois. Il est vraisemblable que ces donations intervinrent pour la plupart à l'époque des Hospitaliers, soit à partir du XIVe siècle. Il en fut ainsi à Jaillon, Sexey-les-Bois, Minorville, Manoncourt-en-Voëvre, etc.

L'ère des Hospitaliers fut prospère au point qu'ils firent reconstruire à Toul l'hôtel de Malte, au débouché sud de la rue Gouvion-Saint-Cyr, qui servit de résidence urbaine aux commandeurs de Libdeau.

Premières maisons du Temple en Lorraine
On peut admettre que six fondations sont intervenues entre la deuxième et la troisième croisade. Elles ont été le fruit des épreuves de la deuxième expédition. Il est hasardeux de les situer en fonction d'un ordre chronologique exempt de contation.

Les Templiers s'établirent alors:
— à Xugney, sur des terres relevant du comté de Vaudémont,
— à Marbotte, sur des possessions de l'abbaye de Saint-Mihiel,
— à Libdeau, dans le Toulois,
— à Dagonville, dans le Barrois,
— à Pierrvillers, fief des comtes de Bar,
— à Couvertpuis, apparemment du ressort des sires de Joinville.

On sait que Frédéric IV comte de Toul, est aussi seigneur de Charmes-sur-Moselle. Il épouse Helvide, fille du duc de Lorraine Simon 1er et prend part à la deuxième croisade. Mais Xugney, proche de Charmes jouxte Savigny, dont le château fut reçu en partage par Gérard 1er, comte de Vaudrémont. Son fils aîné, Hugues 1er, prend part, lui aussi, à la même croisade, ce qui porte à croire à l'initiative prise par lui dès son retour en Lorraine de susciter à Xugney la création d'une maison du Temple.

Marbotte, proche de Saint-Michel, est sous la protection des comtes d'Apremont. L'un d'entre eux, Arnould, fils aîné de Gobert 1er, avait accompagné Godefroy de Bouillon à la première croisade.

Libdeau est un écart situé à une lieue au nord-est de Toul, sur la grande voie romaine reliant Langres à Scarpone. On peut admettre que l'évêque de Toul, Henri de Lorraine, frère du duc Simon 1er et qui participa à la deuxième croisade, n'est pas resté étranger à la venue des Templiers favorisée peut-être aussi par le compte de Toul, Frédéric IV, son neveu par alliance.

Dagonville est située à mi-chemin de Bar le Duc et de Saint Michel, aux confins du Verdunois. Sa fondation pourrait être attribuée aux successeurs du comte de Bar, Renaud 1er qui meurt en 1149, à son retour de la Terre Sainte.

Pierrevillers, au nord de Metz, fait partie de la seigneurie de Briey alors contrôlée par les comtes de Bar. Leurs donations renouvelées à cette maison templière attestent leur influence.

Couvertpuis, au sud du Barrois, peut avoir été favorisée par les sires de Joinville, lun d'entre eux ayant pris à la deuxième croisade. Il n'est cependant pas exclu que cet établissement ait été suscité, lui aussi, par les comtes de Bar.

Il n'est pas surprenant que les donateurs de haut rang précités appartiennent aux familles qui se sont manifestées avant 1150 en contribuant à la fondation de monastères tels que ceux de Riéval près de Void (comtes de Bar), Sainte-Marie-aux-Bois près de Pont-à-Mousson (duc de Lorraine), Flabémont près de Monthureux-sur-Saône (comtes de Vaudémont), Jovilliers près de Stainville (sires de Joinville) et Rangéval près de Commercy (comtes d'Apremont). La ferveur de ces seigneurs est au diapason de leur humeur belliqueuse n'excluant pas des luttes intestines au prix même d'excommunications dont on se rachète en se croisant.

C'est curieusement parmi les établissements templiers déjà mentionnés qu figurent ceux dont les vestiges ont été conservés jusqu'à nos ours, notamment à Metz, Xugney, Marbotte et Lidbeau.

Sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
A la suppression des Templiers, la commanderie de Libdo passa aux Hospitaliers et fut unie à celle de Rugney. Au XVIIIe siècle les dépendances consistaient en (un hôtel dit du commandeur et une chapelle de construction récente) et plusieurs autres biens. Il s'est avéré, après les études des records de l'Ordre de Malte, que cette description a trait à la maison de Toul et non à celle de Libdo.
L'ancienne chapelle templière existe encore; elle date de la fondation de la commanderie, à la fin du XIIe siècle. D'un style bien particulier on y remarque les traces des pierres tombales des Hospitaliers. Au siècle dernier on y voyait encore la cloche teroplière sur laquelle était gravé Ave Maria Grana plena, les anciens du village racontent que la cloche a été enlevée par les Prussiens en 1870.
A quelques kilomètres de là, à Minonville, une autre ancienne chapelle du Temple conserve encore, au-dessus de la porte d'entrée, la croix de l'Ordre.
Sources: Je remercie Jean-Michel, qui a fait toutes les recherches sur la commanderies de Libdeau, ainsi que pour les images, Jean Michel est de Lorraine, il vit dans le village de Domgermain, une ancienne possession de l'Ordre du Temple en Lorraine.

Maison du Temple de Libdeau
Libdeau, Libdo « Liberum-Donum », à une lieue de Toul, sur le chemin de Pont-à-Mousson. Il est certain que les Templiers ont habité cette solitude, mais en vain a-t-on prétendu le prouver par les tombeaux et monuments qu'on y trouve; il n'y a qu'une seule tombe sur laquelle est représenté le premier Commandeur de l'Hôpital, qui succéda aux Templiers. Il est en habit long, tenant à la main un calice, ce qui prouve qu'il était Prêtre. Pour l'inscription, la voici telle que je l'ai lue: Ci-gît Fr. Bertrand de Burei de la sainte Maison des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem Commandour de Toul et de sécant qui trépassa l'an 1326 le vendredi après la St Gengoul.

Si le Père Benoît, qui était sur les lieux, eût examiné cette légende, il ne se serait pas mépris, en disant que ceux du Temple se sont maintenus à Libdo jusqu'en 1329. L'hermitage de Saint-Jean, près de Jaillon, et celui de Saint-Nicolas, près de Liverdun, étaient de la dépendance de Libdo; le Commandeur, qui a son hôtel a Toul, est patron de Fays, et décimateur, pour les deux tiers, dans les grosses et menues dîmes de cette paroisse (Ancien pouillé manuscrit du diocèse de Toul, par le Père Benoît).

Outre ces douze maisons du Diocèse de Toul, on connait encore dans le Barrois une Commanderie nommée Braux, « Bracus ou Braca » du Diocèsee de Châlons, fondée par Renauld de Bar, troisième fils de Henri II, Comte de Bar. Renauld mourut en 1171, sans enfants: on voit encore son tombeau élevé en bronze dans cette Commanderie.
Sources: Histoire critique et apologétique de l'ordre des chevaliers du Temple de Jérusalem, dits Templiers Par Claude Mansuet Jeune, Joseph Romain Joly, de Joly, Guillot.

Les Templiers en Lorraine
Le comté de Verdun, enlevé par l'évêque Adalberon à la juridiction des princes de Bar, se trouvait, à cette époque, administré par quatre magistrats pris annuellement dans le corps de la bourgeoisie. Cette mesure d'ordre fort remarquable devint, dans la suite (1173), le sujet d'une guerre de plusieurs années entre le comte de Bar, Henri Ier (sous le règne d'Agnès, sa mère) et l'évêque Arnou de Chiny.

Ce fut sous le règne de Mathieu que les Templiers s'établirent en Lorraine et dans le pays messin.

Les Templiers eurent bientôt des maisons â Metz, Cattenom, Richeinont, Gelucourt, Millery, Verdun, Hattonchâtel, Doncourt, Marbode ou Marbotte, la Warge, Saint-Jean prés d'Etain, Longuyon, Pierrevillers, Libdeau ou Libdo près de Toul, Saint-Georges près de Lunéville, Cercueil, Couvert-Puis, Dagonville, Jezainville, Brouvelieures, Bru ou Baru, Reusonville, Xugney, Norroy et Virecourt.

Les Hospitaliers obtinrent moins de succès. Ils possédèrent les commanderies de Saint-Jean-Le-Vieil-Aitre, près de Nancy (première moitié du XIIe siècle), Cuite-Féve, Villoncourt, Robécourt.

Les Chevaliers Teutoniques eurent des maisons à Trêves, Metz et Sarrebourg.
Sources: Histoire démocratique et anecdotique des pays de Lorraine, de Bar et des trois Evêchés (Metz, Toul, Verdun), depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution française, par J.-B. Ravold. Editeur: C. Bayle Paris 1889-1890

Libdeau, ferme sur la commune de Toul.
— Libdeau, Maison du Temple, puis commanderie de l'Ordre de Malte.
— Fratres de Liebedos ad Templum Domini, 1168-1193 (Charte de l'Ordre de Malte)
— Domus Templariorum de Lebedos, 1229 (Ibidem)
— Fratres Militie Templi de Leubedos, 1231 (Ibidem)
— Sainct-Jehan de Liebedo, 1269 (Tr. des ch. I. Commanderie, nº 26)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe-et-Moselle, par M. Henri Lepage. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII

Maison du Temple de Libdo
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement et Canton: Toul, Commune: Brulé - 54


Maison du Temple de Libdeau
Localisation: Maison du Temple de Libdeau


Libdo (Liebidos), situé à une lieue au nord de Toul, fut donné aux Templiers à une époque qu'il nous est impossible de préciser. Cette maison fut, après la suppression de l'ordre du Temple, abandonnée aux Hospitaliers, et, réunie à la maison préceptoriale de Xugney, dont nous parlerons plus bas; elle forma une Commanderie qui exista jusqu'à la Révolution. Le F. Benoit Picart, ordinairement si exact, a commis une erreur assez grave relativement au temple de Libdo, en soutenant que l'évêque de Toul, Amédée de Genève, avait, à la date de 1529, donné cinquante jours de terre aux Templiers de Libdo (1). Comme Amédée n'est devenu évèque qu'en 1520, et que les Templiers lorrains ont été dispersés vers l'année 1313 au plus tard, il s'ensuit que la donation n'a pu être faite qu'aux Hospitaliers. L'église de Libdo existe encore et remonte, dit-on, au XIIe siècle. Le P. Benoit a commis ici une autre erreur. A l'entendre, cette église, ou pour mieux dire cette chapelle, aurait renfermé les tombeaux de quelques Templiers (2). Mais, à l'époque où le P. M. Jeune écrivit son ouvrage, on ne voyait dans ce sanctuaire qu'une seule tombe, sur laquelle était représenté le premier commandeur de l'Hôpital qui administra cette maison après la suppression de l'ordre du Temple. Il se nommait F. Bertrand de Burei, était prêtre et mourut en 1326, le vendredi après la Saint Gengoul (3). On voit encore, sur les combles de la chapelle de Libdo, une cloche fort ancienne, et les mots Ave Maria gratia plena qui y sont gravés, indiquent qu'elle a appartenu à l'oratoire des Templiers.
1. V. Histoire ecclésiastique et politique de la ville et du diocèse de Toul, page 478.
2. V. Histoire ecclésiastique et politique de la ville et du diocèse de Toul, page 28.
3. V. Histoire des Templiers, tome II, page 43.


Au commencement du XVIIIe siècle, la Commanderie de Libdo rapportait 2,500 livres. Ses dépendances étaient:
1° un hôtel et une chapelle de construction récente dans la ville de Toul même;
2° l'ermitage de Saint-Jean à Jaillon, qui semble avoir appartenu aux Hospitaliers dès le XIIIe siècle;
3° le patronage du village de Fey-en-Haye et les deux tiers des grosses et menues dimes de cette localité;
4° l'ermitage de Saint-Nicolas près de l'ancienne forteresse épiscopale de Liverdun;
5° le tiers des droits seigneuriaux à Grimonviller (4).
4. Histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Toul, par le P. Benoit, tome I, pages 78, 86, 274, 307 et 358. Le département de la Meurthe, par M. H. Lepage, tome II, pages 300 et 301, 263 et 188.

Enfin, il est vraisemblable que les Templiers ont possédé autrefois des biens assez Importants à Minorville, et on remarque au-dessus de l'église la croix pattée, qui était celle des chevaliers du Temple (5).
5. Histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Toul, par le P. Benoit, tome I, page 366.

Domaine du Temple de Minorville
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Toul, Canton: Domèvre-en-Haye - 54


Domaine du  Temple de Minorville
Localisation: Domaine du Temple de Minorville


Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

Maison du Temple de Libdeau
La commanderie de Libdeau fut d'abord une maison de Templiers, dont la fondation remonte à une époque qui ne nous est pas connue.
Cette particularité est attestée par plusieurs titres des XIle et XIIIe siècles, dont je me bornerai à donner l'intitulé, d'après la copie d'un ancien cartulaire qui se trouvait dans les archives du grand prieuré de Champagne :
— « Li dons dou bois devant Liebedos, fait aux frères du Temple dudit lieu (fratribus de Liebedos ad Templum Domini) par Pierre de Brixey, évêque de Toul (1168-1193). »
— « Li dons dou bois qui est deleis lou bois les freres du Temple, ke li sires Ferris, chevaliers de Valcolor (Vaucouleurs) lor donet (1214). »
— « Li dons dou champ devant Liebedos le messires Watiers Coillous de Jaulons (Jaillon) fist au freres dou Temple (1229). »
— « Li amone ke li sires Watiers li voueis de Toul fist dou champ devant Liebedos aux frères de la maison des Templiers de ce lieu (fratribus domus Templariorum de Lebedos) (1229). »
— « Li dons que Nicoles li fis Estene le chambrier et sa femme firent dou bois com dit à Trois Chaines (fratribus militie Templi de Leubedos) (1231), etc. (Ordre de Malte.) »

En 1271, Baudes, fils Anchier de Tirey, et sa femme, frère Martin, « commandeur des maisons de la chevalerie du Temple de Loherenne, et frère Renaut, commandeur du Temple de Liebedos, et les frères de ladite maison », font un échange au sujet d'un bois et d'un pré situés au lieu dit dessous Longchamps. (T. C. Commanderies.)

La maison de Libdeau passa ensuite aux Hospitaliers et eut pour premier commandeur frère Bertrand de Burei, qui mourut en 1326, le vendredi après la Saint-Gengoult. Sa tombe se voyait autrefois dans le sanctuaire de la chapelle de Libdeau.

Voici, d'après un pied-terrier de 1656, de quoi se composaient les maisons et héritages de la commanderie de Libdo, et l'état dans lequel ils se trouvaient à cette époque :
— « L'église ou chapelle Saint-Jean, belle et spacieuse, en très-bon état de murailles, couverture et toiture, l'autel en son entier, n'y ayant rien qui manque que quelques vitres et portes ruinées par la désolation de la guerre. »

— « Un petit corps de logis entier de murailles et toitures, rétablies, aussi bien que la couverture de ladite église, aux frais du sieur commandeur de Rennepont, dans lequel bâtiment demeurent deux fermiers... »

— « Deux granges, vis-à-vis de ladite église, séparées d'icelle, aussi en leur entier, et réparées et entretenues aux frais dudit sieur de Rennepont, et tout le reste des maisons et bâtiments qui étaient au-devant et ez environs de ladite église ayant été brûlé et ruiné dès l'année 1656, pendant le fort de la guerre... »

— « Toutes lesquelles maisons, avec les terres, prés et bois en dépendant, appartiennent à ladite commanderie en toutes sortes de haute justice, moyenne et basse, sans part d'autrui... »

La chapelle et les bâtiments de Libdeau, dont il existe un plan dressé en 1754, furent réparés dans la suite : le commandeur Louis-Robert de Bermondes fit reédifier, en 1762, les maisons qui sont indiquées dans le pied-terrier de 1656, comme ayant été brûlées et ruinées pendant les guerres. Une maison de garde et une écurie furent construites, du côté du nord, contre la chapelle, où se célébrait la messe les jours de dimanches et de fètes.

La commanderie de Libdeau, qui valait 10,000 livres de rente, possédait des propriétés dans un grand nombre de localités, notamment à Ansauville, où une pièce de pré a conservé le nom de Breuil des Hospitaliers (ou pré Aulnoux), et a Liverdun ; elle avait, dans ce dernier lieu, une pièce de terre, lieudit à la Chapelle Saint-Nicolas, « autrement le terrain où était cette chapelle », dont il ne restait plus, en 1656, que quelques vestiges.
Sources: Henri Lepage. Les Communes de la Meurthe, journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département. Nancy 1853 - Bnf

Libdeau, ferme, commune de Toul
— Maison du Temple, puis commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Liebidos, 982 (H. L. I, c. 390)
— Fratres de Liebedos ad Templum Domini, 1168-1193 (Charte de l'Ordre de Malte)
— Domus Templariorum de Lebedos, 1229 (Ibidem)
— Fratres militie Templi de Leubedos, 1231 (Ibidem)
— Sainct-Jehan de Liebedo, 1269 (Tr. des ch. I. Commanderie, n° 26)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe-et-Moselle, par M. Henri Lepage. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII

 

Longuyon   (54)
Maison du Temple de Longuyon
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Briey, Canton: Longuyon - 54


Maison du Temple de Longuyon


Le Temple de Longuyon fut, selon toutes les apparences, établi au XIIe siècle; et il parait qu'à la maison servant de logement aux chevaliers, était annexé un hôpital destinés aux pèlerins. Nous avons dit plus haut que la duchesse Agnès, veuve de Ferry II, avait, pour se dispenser d'aller elle-même en Palestine, fait des donations considérables aux Templiers. Le Temple de Longuyon fut un de ceux qui eurent part à ses bienfaits: en 1226, elle donna à cette maison le moulin de Longwy, à charge d'en employer les revenus à secourir les chrétiens de Syrie.

L'hôpital de Longuyon fut supprimé plus tard, et il ne resta de l'établissement des Templiers qu'une chapelle dédiée à saint Nicolas. Cette chapelle subit, en 17SO, le même sort que l'hôpital; les biens qui en dépendaient furent affectés à l'entretien de l'hôpital de Longuyon, et le titre de la chapelle fut réuni à la cure de la ville. Vers l'époque de cette réunion, on voyait encore, au-dessus de la porte d'entrée de l'édifice, une croix et douze croissants qui dataient, selon toutes les probabilités, du temps où les Templiers étaient propriétaires de cette chapelle (1).
1. V. Notice sur la Lorraine, tome I, p. 683 et 685.
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

Maison du Temple de Longuyon
Le Temple de Longuyon fut, selon toutes les apparences, établi au XIIe siècle; et il parait qu'à la maison servant de logement aux chevaliers, y était annexé un hôpital destiné aux pèlerins. Nous avons dit plus haut que la duchesse Agnès, veuve de Ferry II, avait, pour se dispenser d'aller elle-même en Palestine, fait des donations considérables aux Templiers.

Moulin du Temple de Longwy


Moulin du Temple de Longwy
Localisation: Moulin du Temple de Longwy


Le Temple de Longuyon fut un de ceux qui eurent par ses bienfaits; en 1222, elle donna à cette maison le moulin de Longwy, à charge d'en employer les revenus à secourir les chrétiens de Syrie.

L'hôpital de Longuyon fut supprimé plus tard, et il ne resta de rétablissement des Templiers qu'une chapelle dédiée à Saint-Nicolas. Cette chapelle subit, en 1750, le même sort que l'hôpital; les biens qui en dépendaient furent affectés à l'entretien de l'hôpital de Longuyon, et le titre de la chapelle fut réuni à la cure de la ville. Vers l'époque de cette réunion, on voyait encore au-dessus de la porte d'entrée de l'édifice une croix et douze croissants, qui dataient, selon toutes les probabilités, du temps où les Templiers étaient propriétaires de cette chapelle.
Sources: Congrès Archéologique de France - Tenues à Metz, Trêves, Autun, Chalon, Lyon - 1846.

 

Luneville   (54)
Maison du Temple Saint-Georges de Lunéville
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement et Canton: Lunéville, Commune: Moncel-lès-Lunéville - 54


Maison du Temple Saint-Georges de Lunéville
Localisation: Maison du Temple Saint-Georges de Lunéville


Ce temple était situé hors de la ville, dans le lieu appelé le faubourg de Villers. A l'époque du concile de Vienne, les Hospitaliers en furent mis en possession, et il devint une de leurs commanderies; mais les protestants allemands qui traversèrent la Lorraine en 1587, en ayant incendié les bâtiments, la Commanderie fut supprimée et réunie à celle de Saint-Jean-le-Vieil-Aître, qui s'élevait aux portes de Nancy. Une tradition assez vague place deux maisons de Templiers à Domjevin, et entre Emberménil et Xousse. Si cette tradition a quelque valeur, elle se rapporte probablement à des métairies que les Templiers de Lunéville auraient possédées dans ces deux localités (1). Au commencement du XVIIIe siècle, la Commanderie de Saint-Jean, formée de différentes fondations faites en faveur des Templiers et des Hospitaliers, rapportait 10,000 livres (2).
1. Voyer Le département de la Meurthe, tome II, page 161 et 173.
2. Voyer le Pouillé du diocèse de Toul, par le P. Benoît, tome I, page 128.

Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

Saint-Georges, Hôpital fondé au XIe siècle
— Maison de Templiers, puis commanderie de Malte, près de Lunéville, ruinée en 1587
— C'était une cense sur la fin du siècle dernier.
— Bernaldus magister domus Dei Lunaris ville, 1177 (Charte de l'abbaye de Beaupré)
— Sent-Georges de Lunerville, 1249 (Charte de l'Ordre de Malte)
— Doumaison et Deumaison, XVe siècle (Ibidem)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe-et-Moselle, par M. Henri Lepage. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII

Maison du Temple de Lunéville
La Maison-Dieu ou hôpital de Lunéville, placée sous le vocable de saint Georges et fondée au temps de l'évêque de Toul, Pibon (1069-1107), fut ensuite donnée aux chevaliers du Temple et devint une commanderie de cet ordre.
H. Lepage qui fait l'historique de cet établissement dans les Communes de la Meurthe, tome I, 673-675, n'a pu trouver à quelle date au juste a eu lieu cette transmission et la place entre 1199 et 1234.
Nous sommes en état de préciser davantage dans le registre H. 3043 des archives de Meurthe et Moselle, au folio 59, sont deux chartes en faveur de la Maison-Dieu de Lunéville et datées de 1206 et 1207.
Au folio 24 du même registre est un acte de 1220 pour la même Maison-Dieu.
Ainsi, à ces dates, Saint-Georges de Lunéville était encore un hôpital ordinaire.
Au contraire, une charte de 1234 (ibidem, folio 27) ne parle plus de l'hôpital, mais des frères de la milice du Temple.
C'est donc entre 1220 et 1234 que Saint-Georges a été remis aux Templiers, et il n'est pas sans intérêt de connaître un peu plus exactement l'origine d'une commanderie du Temple de nos contrées.
Quant aux motifs qui ont déterminé ce changement d'affectation, nous n'avons pu les découvrir.
Sources: M. Duvernoy. Bulletin mensuel de la Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, page 20. Nancy 1903 - Bnf

Domaine du Temple de Lunéville


Domaine du  Temple de Lunéville
Localisation: Domaine du Temple de Lunéville


On sait peu de chose de certain sur l'établissement du Temple, à Lunéville, sinon que la sainte milice possédait, entre autres, une maison voisine de l'hôtel Sauvage ; que la rue du Temple longeait probablement une partie de sa clôture ; qu'enfin, deux cafés sont établis sur ce que la tradition affirme avoir été leur maison.

Commanderie Saint-Georges, desservie par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem après 1312, Le Templiers avaient hérité d'une maison forte, située sur le chemin allant à Viller, et lorsque les Hospitaliers ont hérités les biens du Temple, ils ont construit la commanderie Saint-Georges sur les l'emplacement de l'ancienne Maison du Temple de Lunéville.

En 1587, lors du passage des troupes protestantes amenées d'Allemagne, au secours des calvinistes de France, la commanderie Saint-Georges fut transférée en ville. N'a-t-elle pas, à diverses fois, depuis lors, changé de local ? Ce serait probable. Il y a des titres qui établissent, avec certitude, que la commanderie, au siècle dernier, était dans une maison voisine du Puits-Content, sur la rue qui porte encore le nom de la Commanderie.

Bibliographies
Dom Calmet. Notice de la Lorraine. — Le titre exact est: Notice de la Lorraine, qui comprend les duchés de Bar et de Luxembourg, l'électoral de Trêves, les trois évéchés de Metz, Tout et Verdun; les villes principales et autres lieux les plus célèbres, rangez par ordre alphabétique, ornée de plusieurs inscriptions antiques et figures en taille-douce, Nancy, L. Beaurain, 1756, 2 volumes in-folio. On a donné une seconde édition de cet ouvrage, Lunéville, M. Georges, 1844. 2 volumes in-8.
Sources: Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, 1866 série 2 volume 8. Auteur: Musée lorrain Nancy 1866.

Maison du Temple de Lunéville
Au Moyen-Age, Lunéville était une ville forte peu étendue à l'ombre d'un château fort situé sur les bords de la Vezouse.

Au Sud-Ouest de la cité, se trouvait l'écart de Viller à proximité duquel fut transférée au XIIe siècle l'abbaye de Saint-Rémy.

Celle-ci avait été fondée vers l'an Mil par Folmar le Vieux, comte de Metz et maître du château, soucieux de s'assurer la présence de moines à ses côtés, lesquels furent bientôt remplacés par des religieuses. Une certaine insécurité incita ces dernières à se réfugier près de Viller où elles restèrent jusqu'en 1135 quand l'abbaye fut confiée à des chanoines réguliers de Saint-Augustin.

Du temps des nonnes, et tout près du monastère, une maison-Dieu fut fondée, dont l'évêque de Toul Pibon bénit la chapelle dédiée à saint Georges. Celle-ci passa vers 1199 aux mains des Templiers. On ne sait rien des circonstances dans lesquelles ceux-ci se virent attribuer une maison de charité qui aurait sans doute mieux convenu aux Hospitaliers. Tout au plus sait-on que les Templiers devinrent alors détenteurs de vastes propriétés à Viller, ce qui semble en rapport avec leur vocation agricole.

Certains historiens ont relaté que les bâtiments du temple furent détruits au XVIe siècle et que les Hospitaliers, leurs successeurs, transférèrent leur établissement en ville, derrière Saint Jacques. C'est là que subsiste aujourd'hui une rue du Temple dont le vocable devrait plutôt s'inspirer de la présence des chevaliers de Malte.

Plusieurs chartes du XIIIe siècle attestent l'existence des Templiers aux portes de Lunéville.
En 1234, Simon, seigneur de Parroy, a donné en aumône aux frères de la milice du Temple le tiers de la neuve ville située dans la forêt près de Armemasnil (sans doute entre Hénaménil et Laneuveville-aux-Bois).
En 1249, le duc Mathieu II fit savoir:
que nos dîmes de Einville, Bonviller, Sionviller, Bienville, Raville, Harmonville (écart de Einville) et Valbey, que nous avons acquestai par achet au régnant seigneur Renaud de Romont avons a eschangié envers frère Demoinges, frère dou temple, commandeur de la maison dou temple Saint-Georges de Lunéville...

En cette même année 1249, Ferry, chevalier de Lunéville et Arnould son frère, donnent aux frères de la chevalerie du Temple tout ce qu'ils avaient en dîmes et en trait aux églises: d'EinvilleBien du Temple à d'Einville
Domaine du Temple à d'Einville
, CrionBien du Temple à Crion
Domaine du Temple à Crion
, BonvillerBien du Temple à Bonviller
Domaine du Temple à Bonviller
et Harmonville.

Puis, en 1251, Virion de Neuviller abandonne aux Templiers de Saint-Georges ce qu'il avait dans les dîmes, le trait ou le revenu des églises des mêmes lieux.

En 1271, Renaut de Castres fait don à la maison du Temple du patronage de la cure d'Einville.

Au XIVe siècle, les Hospitaliers de la commanderie Saint-Georges de Lunéville relèveront de Saint Jean-du-Vieil-Aître de Nancy.
D'après l'ouvrage: Les Templiers en Lorraine de Michel Mazerand. Edition JMC

Maison du Temple de Luneville
C'est vers celle époque que les Templiers furent mis en possession de l'hôpital de Lunéville : une charte du duc Mathieu, datée de la Saint-Clément 1254, porte que Simon, seigneur de Parroy, a donné en aumône aux frères de la milice du Temple (fratribus milicie Templi) le tiers de la neuve ville située dans la forêt près de Armemasnil (sans doute Hénaménil et Laueuve-ville-aux-Bois).

Dans une autre charte datée du mois de novembre 1249, le même duc Mathieu s'exprime ainsi : « Nous Maheus, dux de Lohorregne, et Katherine, ma feme, faisons à savor... que nos les dimes de Envile, de Boenviler, de Suenviler (Sionviller), de Bunenvile (Bienville), de Rauvile (Raville), de Armonvile et de Wallehes, que nos aviens acquestei par achet au regnant segnour de Romont, avons a eschangié envers frere Demoinges, frere dou temple, comandour de la mason dou temple de sent George de Lunerville... »

Je pourrais citer plusieurs autres chartes du XIIIe siècle, dans lesquelles il est fait mention des Templiers de Lunéville ; mais celles que je viens de rappeler suffisent pour attester qu'ils furent en possession de la maison de Saint-Georges, ce qu'indiquait, d'ailleurs, le nom d'une des rues de la ville, à laquelle on avait donné la dénomination de rue du Temple.

Des Templiers, la maison de Saint-Georges, appelée, dans l'ancien langage, Doumaison et Deumaison, passa aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, connus dans la suite sous le nom de chevaliers de Malte, qui la possédaient encore dans le siècle dernier.

Cette commanderie, qualifiée de « maison forte » dans des pieds-terriers de 1658 et 1713, était construite hors de l'enceinte de Lunéville, du côté de Villers, dans le faubourg qui porte aujourd?hui ce nom.

En 1587, lorsque les troupes protestantes, conduites par le duc de Bouillon, traversèrent la Lorraine, ses bâtiments furent démolis par ordre de Charles III, et on la transféra dans l'intérieur de la ville.

Elle y possédait, dès l'année 1425, en vertu d'une donation qui lui avait été faite par Marguerite de Louvency et Emengeart de Haussonville, une maison, avec ses dépendances, « seant darrier le moustier et eglise parocchial appellée saint Jaques. » Ce fut là qu'elle s'établit. Il paraît, néanmoins, que la chapelle située hors des murs ne fut pas détruite, ou bien qu'on la reconstruisit plus tard, car, dans un compte rendu en 1665, par le receveur de la commanderie, il est parlé de la « chapelle et clos de Saint-Georges sur le grand chemin qui va de Lunéville à Villers. »

On croit que la réunion de la commanderie de Saint-Georges à celle de Saint-Jean-du-vieil-Aitre eut lieu en 1587, c'est-à-dire, lors de sa translation dans la ville. Cependant, il semblerait que cette réunion remonte à une époque antérieure, car, à partir de 1504, on voit cette maison continuellement gouvernée par les commandeurs de Nancy. Ce fait avait déjà eu lieu, il est vrai, précédemment, mais seulement quelquefois, et non point d'une manière invariable.

En 1635, et en dépit des privilèges dont jouissaient les établissements de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, des gens de guerre s'étaient logés dans les bâtiments de la commanderie ; mais les officiers du conseil de ville s'empressèrent de les en faire sortir. Un arrêt du Conseil souverain, du 5 juillet de l'année suivante, maintint les ecclésiastiques de Lunéville, ainsi que les fermiers et receveurs de la commanderie, dans toutes leurs franchises, relativement aux gens de guerre et aux impositions. Une ordonnance dans le même sens fut rendue, le 26 mai 1678, par l'intendant de Lorraine, ensuite d'une requête qui lui avait été présentée par Henri de Fussey, commandeur « de Saint-Jean-Georges de Lunéville. »

On lit dans le procès-verbal de visite de cette maison, dressé au mois de mai 1658 : « Nous nous sommes transportés à la maison de la commanderie, sise en la rue derrière l'église Saint-Jacques d'un côté, et d'autre côté sur la rue du Puits-de-l'Ecole, où étant, nous sommes entrés dans la chapelle érigée sous le nom de Saint-Georges, qu'avons trouvée en bon état, comme encore la maison, consistant en trois chambres basses et un cabinet avec une grande entrée, propre pour y faire les vendanges, et une écurie du côté de la rue du Puits-de-l'Ecole, propre pour y loger six chevaux, et une cave au-dessous de la plus grande chambre... Tous lesquels bâtiments nous avons trouvés en bon état, pour avoir été réparés par deux fois par M. le chevalier Saladin d'Anglure, lequel nous aurait déclaré que depuis que la maison forte de Saint-Georges lès Lunéville eût été démolie par ordre du souverain pou lors régnant, ont été octroyés par les princes ses successeurs à la susdite maison sise dans la rue derrière Saint-Jacques, tous les mêmes privilèges franchises et immunités qui étaient en ladite maison démolie... »

Je ne sais si la commanderie de Saint-Georges subsista jusqu'à l'époque de la révolution ; les procès-verbaux des ventes de biens nationaux ne contiennent rien qui la concerne. En 1707, elle avait, ainsi que je le dirai plus loin, servi de résidence aux Carmes de Lunéville, en attendant que leur maison fût construite.

Un des passages du pied-terrier de cette commanderie, que je viens de citer, renferme une particularité à peu près unique dans l'histoire des établissements des Hospitaliers en Lorraine : c'est que cette maison ne fut pas seulement, comme Saint-Jean de Nancy et Cuite-Fève de Rosières, une ferme avec une chapelle, mais encore une sorte de château fortifié. Par qui et à quelle époque ces fortifications avaient-elles été élevées pour protéger l'hôpital fondé par Folmar et Godefroy ? C'est ce qu'on ignore-complètement ; il est probable, toutefois, que ce fut pendant le séjour qu'y firent les Templiers. Cette construction révèle tous les instincts guerriers de cette milice religieuse, et l'on comprend de quelle utilité elle devait être à une époque de guerres continuelles, soit entre les princes de différents Etats, soit entre les vassaux d'un même souverain.

Il paraît qu'au commencement du XVe siècle, on avait fait reconstruire, à Lunéville, un hôpital pour remplacer ou pour suppléer celui dont la maison avait été donnée aux Templiers, puis aux Hospitaliers ; on lit, à ce sujet, dans le Pouillé de 1768 : « L'ancien hôpital, fondé en 1406, était ruiné et sans bâtiments ; ses revenus montaient à 1,322 francs 9 gros en argent et trois réseaux de blé sur un gagnage sis à Ménil... En 1707, Léopold fit faire hors de la ville un bâtiment pour un hôpital général, par le secours d'une loterie. M. de Camilly, évêque de Toul, y unit et transféra la chapelle de Saint-Nicolas de Maixe, par acte du 15 mai 1708 ; les chapelles de Saint-Sébastien et de Sainte-Catherine de Tantimont, du Saint-Sacrement d'Ogéviller, et de Saint-Fiacre de l'hôpital dudit lieu. Les hôpitaux d'Ogéviller et d'Einville, avec leurs services, furent transférés dans celui de Lunéville, par acte du 6 avril 1709. Le duc François III fit de grands biens à cet hôpital en 1732... Il est desservi par les chanoines réguliers... »
Sources: Henri Lepage. Les Communes de la Meurthe, journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département. Nancy 1853 - Bnf

 

Millery   (54)
Maison du Temple Millery
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Pont-à-Mousson - 54


Maison du Temple Millery
Localisation: Maison du Temple Millery


Aujourd'hui encore, dans le haut du village dominant la Meurthe et Moselle, une section cadastrale porte le nom de Saint-Prejet qui avait été évêque de Clermont en Auvergne au VII, siècle. On y a abattu récemment une vieille maison que la tradition attribuait aux Templiers. C'est sans doute près de là que s'est situé l'établissement pourvu d'une chapelle dédiée à saint Prejet.

Aucun acte ne contribue à certifier l'époque de son origine.
Selon Auguste Digot: il fut fondé, en fonction de toutes les apparences, par un comte de Bar Henri Lepage a prétendu: qu'il aurait été bâti, dit-on, en 1200 par les Hospitaliers (sic) de Libdeau...

En 1338, le comte de Bar, Henri IV, donna en aumône à l'église de Metz ce qu'il avait à Autreville et à Millery Dom Calmet a rapporté que l'église des Templiers de Millery fut rasée en 1752 par ordre du chapitre messin.

En 1837, Grille de Beuzelin a fait la description de l'édifice: La nef était toute simple, rehaussée d'un étage, au dessus d'un plafond plat. Son chevet droit était éclairé sur chacune de ses trois faces de trois fenêtres gothiques, étroites et accolées.
Dans le choeur, des nervures retombaient sur des colonnes à chapiteaux à feuilles saillantes.

Des petites fenêtres en plein cintre donnaient le jour à la nef. Au droit du mur pignon de la façade antérieure primitive, se dressait une tour carrée de trois étages aux fenêtres géminées. Il y avait une croix au-dessus du portail auquel on accédait par un escalier de six marches à partir du sol de la nef.

Tout porte à croire que son origine remontait à la période transitoire du roman au gothique, mais la tour-clocher fut sans doute élevée après l'abolition de l'Ordre du Temple.

Dom Calmet s'est limité à rapporter que l'église Saint-Prejet, quoique petite, était fort bien bâtie en pierres de taille.

On avait suspendu une cloche qui sera transférée plus tard à l'église paroissiale, tout en bas du village. On y découvrait, gravée, l'effigie d'un chevalier avec l'inscription Ave Maria. D'après la légende, on ne la sonnait que pour inviter les serviteurs du temple à réciter des Ave Maria.

A Jezainville, à Champey, à Landremont et à Saint-Blaise, devenu ermitage, sur le bord de la Moselle proche de Charpagne (Scarpone). Il y a au village de Sainte-Geneviève un canton de vigne appelé le Cloître; et plus bas, près de Loisy, un autre canton nommé La Cour-Chevalier; qu'on croit tirer son nom des chevaliers du temple à qui ils ont autrefois appartenu.

Il n'est pas exclu que le Temple ait eu une dépendance à Belleau, village dont l'église paroissiale a conservé une travée romane que la tradition attribue aux Templiers.

Le vocable de Millery-aux-Templiers a subsisté longtemps et a disparu, semble t-il, à la Révolution.
D'après l'ouvrage: Les Templiers en Lorraine de Michel Mazerand. Edition JMC

Maison du Temple de Millery
Le temple de Millery (1) fut fondé, selon toutes les apparences, par un comte de Bar. Il semble avoir été fort important, car les traditions, assez vagues, il est vrai, placent des maisons de Templiers dans plusieurs localités du voisinage, ce qui veut dire que l'ordre y possédait des terres. Ces localités sont:
La montagne de Mousson, Champey, Landremont, Belleau, Doncourt (différent de celui dont nous parlerons plus bas) et Autreville. A Loisy, un canton de vignes porte encore aujourd'hui le nom de Cour-Chevaliers. A Sainte-Geneviève, un autre canton de vignes s'appelle le Cloître. Il résulte de toutes ces traditions que le temple de Millery devait être fort bien doté.
1. Millery est situé sur la rive droite de la Moselle, entre Nancy et Pont-à-Mousson.

Il faut cependant remarquer que plusieurs des lieux que nous venons d'indiquer sont assez voisins du village de Jezainville, situé dans le diocèse de Toul, et où il y eut aussi un temple. Nous croyons donc que toutes ces fermes et tous ces biens devaient, appartenir, les uns à Millery, les autres à JezainvilleMaison du Temple de JezainvilleMaison du Temple de Jezainville - Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Dieulouard, Commune: Jezainville - 54

Le temple de Millery retourna probablement à la famille de son fondateur; et, vingt-six ans après la suppression de l'ordre, en 1338, Henri IV, comte de Bar, céda la terre de Millery au chapitre de la cathédrale de Metz, avec la clause que ni lui, ni ses hoirs, ni ses hommes, qui ne seraient point chevaliers, ne pourraient jamais rien acquérir ni posséder dans ce lieu. Le chapitre demeura propriétaire de ce bien jusqu'à la Révolution; mais, en 1752, il eut la fâcheuse idée de faire démolir l'ancienne église des Templiers, qui était dédiée à saint Préjet ou Pravé, et fit transporter dans l'église paroissiale une cloche, qui avait été fondue par ordre des chevaliers, et sur laquelle on avait tracé la figure d'un Templier revêtu de l'habit de son ordre, et les mots Ave Maria, qui rappellent une coutume particulière à l'ordre du Temple (2).
2. V. Dom Calmet, Notice de la Lorraine, article Millery, tome I, supplément, col. 205 et 206, Dom Calmet fait observer que l'église Sainl-Prejet, « quoique petite, était fort bien bâtie en pierres de taille. »

« ChampeyMaison du Temple de ChampeyMaison du Temple de Champey Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Pont-à-Mousson, Commune: Champey-sur-Moselle - 54 »

« AutrevilleMaison du Temple de AutrevilleMaison du Temple de Autreville Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Pont-à-Mousson, Commune: Autreville-sur-Moselle - 54 »

« LoisyMaison du Temple de LoisyMaison du Temple de Loisy Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Pont-à-Mousson, Commune: Loisy - 54 »

« LandremontMaison du Temple de LandremontMaison du Temple de Landremont Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Pont-à-Mousson, Commune: Loisy - 54 »

Millery ou Millery-aux-Templiers, commune de Pont-à-Mousson.
— Miliriacus, 745 (Diplom. II, page 399)
— Ecclesia in Melariclo, in comitatu Scarponensi, 896 (H. T., page 12)
— Melaridum, Xe siècle (Histoiria episcoporum, tullensium, ad anno 895-907, H. L. I, c. 130)
— Vin de montagne de Millerie, 1238 (Trésor des Chartes, tome I, Pont., dom., II, n° 2)
— Millery, 1403 (Dom., de Condé)
— Mellerey, 1424 (dom., de Nancy)
Millery (Les Bâtiments), ferme, commune de Millery.
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe-et-Moselle, par M. Henri Lepage. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII

« BelleauBlason de BelleauBlason de Belleau Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Nomeny - 54 »
« De gueules à cinq roses d'argent boutonnées de gueules en sautoir »

Ce sont les armes de l'ancienne famille de Morey, aujourd'hui annexe de Belleau.
Les cinq roses symbolisent les cinq villages, communes rassemblées sous le nom de Belleau, à savoir: Belleau, Lixières, Manoncourt/Seille, Morey et Serrières.
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

 

Mousson   (54)
Chapelle dite des Templiers de Mousson
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Pont-à-Mousson - 54


Chapelle dite des Templiers de Mousson
Localisation: Chapelle dite des Templiers de Mousson


Chapelle dite des Templiers, son plan, une abside romane, deux chapelles latérales gothiques, un transept, pas de nef.

A Mousson, banlieue de Pont-à-Mousson, on peut voir les très belles ruines d'une église templière fortifiée. Le duc Thibaud de Lorraine fit arrêter et juger les Templiers. Plusieurs d'entre eux furent brûlés, peut-être à Nancy.
Sources: Jean-Luc-Aubardier et Michel Binet, Les Sites Templiers de France, Editions Ouest-France, année 1995.


Chapelle templière de Mousson
Chapelle templière de Mousson - Sources image Jack Bocar:


Mousson, commune de Pont-à-Mousson.
— Thibaud, comte de Mouçon, 1191 (Trésor des chartes tome I, Commanderies, nº18)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe-et-Moselle, par M. Henri Lepage. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII

Domaine du Temple à Jézainville


Domaine du  Temple à Jézainville
Localisation: Domaine du Temple à Jézainville


Les Templiers, peut-être ceux de Pont-à-Mousson, avaient des droits et des fonds à Jézainville, ils sont tous passés àprès le procès des Templiers aux mains des Antonistes de cette ville.
Sources: Claude Mansuet Jeune - Histoire critique et apologétique de l'Ordre des Chevaliers du Temple de Jérusalem dits Templiers.

 

Reusanville   (54)
Domaine du Temple de Reusanville ou Bouzanville
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Meine au Saintois - 54


Domaine du Temple de Reusanville ou Bouzanville
Localisation: Domaine du Temple de Reusanville ou Bouzanville


On n'a pu jusqu'à présent déterminer la position de ce Temple, dont les biens ont dû être réunis au domaine ducal, et qui n'est mentionné que par les anciens pouillés du diocèse de Toul (1).
1. Reusanville est peut-être Bouzanville, où, comme on vient de le voir, le commandeur de Xugney était patron de la cure. H. L.
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

Domaine du Temple de Reusanville
Reusanville, Bellieuvre, Baru ou Barrois, dont on ne trouve rien ni dans la notice de Lorraine, ni dans le Pouillé du Pere Benoît ; Bellieuvre se trouve rappellée dans un traité d'accommodement tiré des archives de la Cathédrale de Toul, par lequel les Chanoines cedent au Commandeur de cet endroit le tiers des droits seigneuriaux à Grimonviller, dans le Comté de Vaudemont.
Sources: Histoire critique et apologétique de l'Ordre des Chevaliers du Temple de Jérusalem, dits Templiers, par feu le R. P M. J. Chanoine régulier de l'ordre Prémonté. Paris M. DCC. LXXXIX.

Domaine du Temple de Reusanville
Le Pouillé de 1402 mentionne onze maisons du Temple qui, après la suppression de l'ordre, furent données aux Hospitaliers : ce sont celles de Brouvelieures, Cercueil, Couvertpuits, Dagonville, Libdeau, Lunéville, Norroysur-Vair, Virecourt, Xugney, et deux autres, dont la première est appelée Barrut et la seconde Bousainvilla.

La même liste est donnée par le P. Jeune, prieur d'Etival, dans son Histoire critique et apologétique de l'ordre des Chevaliers du Temple ; seulement, il appelle les deux dernières maisons Baru ou Bru et Reusanville, et il y ajoute celle de Jezainville. M. Digot a reproduit cette nomenclature dans son intéressant Mémoire sur les établissements du Temple en Lorraine (1) ; mais, pas plus que le P. Jeune, il n'a pu déterminer la situation des préceptoreries de Baru et de Reusanville ; tout ce qu'on sait, c'est qu'elles étaient comprises dans le diocèse de Toul (2).

Les recherches auxquelles je me suis livré pour tâcher de résoudre ces difficultés, n'ont pas produit un résultat qui me satisfasse, et j'en suis réduit à émettre des suppositions : ainsi, les dénominations de Bousainvilla et Reusanville me semblent devoir s'appliquer à une seule et même localité, que je crois être le village de Bouzanville. Rien ne prouve, il est vrai, que les Templiers aient jamais eu une maison dans ce lieu ; mais les pouillés du diocèse de Toul disent que le patronage de la cure appartenait au commandeur de Xugney, et cette circonstance parait confirmer mon hypothèse.
1. Congrès archéologique de France, 1846.
2. Les temples situés dans le Barrois relevaient de la bailli de Champagne ; mais ceux de la Lorraine constituaient une baillie particulière qui était, sans doute, sous l'inspection du grand précepteur d'Allemagne.


Quant au Barri, Baru, Bru ou Barrois, je ne vois pas d'autre nom correspondant que celui de Braux, où il est certain que l'ordre du Temple posséda un établissement (1), et où il y avait encore, au siècle dernier, une commanderie de Malte. Il faut ajouter, toutefois, que cet endroit était du diocèse de Châlons-sur-Marne, mais à la limite du diocèse de Toul, dans lequel il est possible qu'on l'ait placé par erreur.
1. Il avait été fondé en 1250, par Renaud, troisième fils de Henri II, comte de Bar.

En ce qui concerne la maison de Jezainville, je n'ai trouvé aucun document ancien, et je dois m'en tenir à l'assertion du P. Jeune, corroborée par ce passage de l'Histoire de Metz, des Bénédictins : « Outre leur maison de Metz, les Templiers en avaient, dit-on, plusieurs dans le Scarponais, comme à Jezainville, à Mousson, à Champé, à Landremont, à Saint-Blaise, aujourd'hui ermitage sur le bord de la Moselle, près de Charpague... Mais ces villages sont trop près les uns des autres pour imaginer qu'il y eût autant de maisons de ces religieux hospitaliers dans une si petite étendue de pays. Peut-être n'étaient-ce que des dépendances de celle de Millery »
Sources: Mémoires de la société d'archéologie de Lorraineseconde série, volume V, Nancy 1863- Livre numérique Google

 

Temple (Le) Meurthe-et-Moselle   (54)
Lieux Le Temple dans le département de la Meurthe-et-Moselle, pour certains lieux-dits, ils ont disparu et ne peuvent donc pas être localiser sur les cartes de Cassini, IGN ou d'Etat-Major.

Bois des Templiers
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Grand Couronné, Commune: Lenoncourt - 54
Templiers (Bois des), sur la commune de Lenoncourt.
— Ancien bois appartenant au Templiers, puis à l'Ordre de Malte
Le nom Templiers a disparu de cette commune

Les Templiers
Templiers (Les), canton des territoires de Foulcrey et de Barisey-la-Côte.
Le nom Templiers a disparu de ces deux lieux

Les Templiers
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Meine au Saintois, Commune: Mangonville - 54
Champs-des-Templiers, commune du territoire de Mangonville.
— Voyez Champ-des-Templiers.
— 1403, (Charte de l'Ordre de Malte)
Le nom Templiers a disparu de cette commune
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe-et-Moselle, par M. Henri Lepage. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII

 

Virecourt   (54)
Maison du Temple de Virecourt
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Lunéville, Canton: Bayon - 54


Maison du Temple de Virecourt
Localisation: Maison du Temple de Virecourt


La localité se trouve sur la rive droite de la Moselle, à la sortie Sud de Bayon. La rue dite des Chevaliers de Malte aboutit à la place de l'église, soit à l'emplacement de l'ancienne commanderie de Saint-jean de Jérusalem qui a succède au Templiers de Virecourt. L'église paroissiale a été èdifièe à proximité de la chapelle des Templiers, laquelle subsistera apparemment jusqu'au début du XVIe siècle. Quand celle-ci disparut, les Chevaliers de Malte flanquèrent l'église, au Nord, d'une chapelle latérale dédiée à Saint-Jean-Baptiste, dont ils furent collateurs.

Les bâtiments construits par les Hospitaliers se sont substitués à ceux de la métairie templière fondée vraisemblablement au cours du dernier tiers du XIIe siècle. Et ce fut autour d'elle que les gens de la terre s'installèrent et que le village prit corps.

Les Templiers n'eurent pas seulement des moulins à Virecourt, ils y possédèrent une maison, laquelle avait chapelle.

Un nommé Regnaud, sergent, qui avait été six ans outre mer avant de solliciter l'habit du Temple, habita même cette maison lorraine, après l'arrestation des Templiers en France. Originaire du diocèse de Chalon-sur-Saône, il avait été reçu en la commanderie de Payns, puis il avait été envoyé à Virecourt, dans le diocèse de Toul: « frater Raynaldus Bellipili, serviens, Cabilonensis diocesis, morabatur in ducatu Lotharingie, in domo Templi Villencourt (alias Viren-court), post capcionem alioruni fratrum, in regno Francie », « Procès, t. II, pp. 267-268 »
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Maison du temple de Virecourt
Virecourt (Virecuria), village situé près de Bayon. Le temple de ce lieu fut abandonné aux Hospitaliers et réuni plus tard à la Commanderie de Saint-Jean-le-Vieil-Aître. C'est comme successeur des Templiers de Virecourt que le commandeur de Saint-Jean-le-Vieil-Aître était patron et décimateur de Virecourt et de Villoncourt et seigneur du premier de ces deux villages (1).
1. V. l'Histoire des Templiers, par le P. M. Jeune, tome II, page 45. — Pouillé du diocèse de Toul, par le P. Benoit, t. II, pages 140 et 172.
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

Virecourt, canton de Bayon.
— Maison du Temple, puis commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Werecrt, 1203 (Charte de l'Ordre de Malte)
— Fratres Templi de Wirecort, 1255 (H. L. II, C. 478)
— Vourecourt, 1481 (Charte de l'Ordre de Malte)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Meurthe-et-Moselle, par M. Henri Lepage. Paris Imprimerie Nationale M. DCCC. LXII

 

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